16.07.08
Clins d'oeil
Catégorie: Vie Privée
Et en revenant de mes petites affaires en ville, j'ai fait un détour par le petit supermarché du coin, vous savez ces enseignes bas-prix bien pratiques. Pas beaucoup de monde, et surtout comme à peu près partout ici - autrement dit à la campagne - une atmosphère détendue, voir nonchalante, loin des trépidation de la ville. D'ailleurs même quand je vais à la plus grosse enseigne du coin, célèbre magazin au L bleu, je retrouve cette atmosphère particulière. Les gens se croisent et se connaissent, connaissent les caissières, déambulent avec leurs chariots et leurs paniers aussi tranquillement que s'ils étaient au marché. J'adore ça.
Bref, je navigue entre les quelques allées histoire de remplir mon panier avec les bricoles qui me manquent dans le frigo, et puis je vais à la caisse. Et là, attendant derrière une dame qui finissait de payer, le soleil rentrant dans le magasin jusqu'au caisse, la chaleur pas loin, la caissière et sa collègue rigolant par dessus leurs caisses, je me suis retrouvée propulsée des années en arrière, très loin, dans le même genre de petit magasin un peu perdu, par une journée aussi estivale que celle-ci, lors de vacances que je passais avec mes parents et Carotte du côté de Colioure. Je devais avoir quinze ou seize ans, et nous avions été faire quelques courses ce jour là. Nous n'avions trouvé que cette petite supérette sur le bord d'une route de campagne déserte, parking désert, et rayonnage plus que sommaire. Et pourtant. Si je me souviens de ce petit magasin c'est parce que j'avais vraiment l'impression qu'on touchait le fond de la campagne, et à l'époque je détestais la campagne. J'avais eu l'impression qu'ici les gens ne faisaient qu'attendre en regardant la route, en regardant passait la vie, et qu'elle passait très doucement. Mais surtout, je me souviens de ce petit magasin parce que parmi les quelques rayonnages, il y avait un coin librairie. Un minuscule coin librairie où on ne vend que des livres de poches très grand tirage, et souvent pas les derniers succès de librairie, mais des trucs vieux comme le monde. Aussi atemporels que le bled où vous les acheter quoi. Ce jour là, peut être devant notre désarroi à Carotte et à moi, peut être parce que c'était les vacances, mes parents nous avait permis d'acheter un bouquin. Je serai incapable de dire ce que Carotte avait pris, ni même s'il avait vraiment pris un bouquin ou autre chose. Mais je me souviens avec exactitude avoir parcouru le pauvre étalage et m'être arrêté devant un drôle de livre de poche. Je le revois avec exactitude rangé dans ces présentoirs à moitié vides, presque comme une évidence. la couverture me plaisait, et j'ai choisi ce livre, sans trop comprendre de quoi il parlait d'ailleurs, parce que la quatrième de couverture n'était pas très clair. Et pour cause! Sans m'en rendre compte, je venais de piocher le troisième tome d'une trilogie, et donc, il allait me manquer des éléments dans ma lecture plus tard. Mais je ne l'ai pas réalisé sur le moment, et même s'il me paraissait bizarre, je voulais ce livre. Je me souviens que maman m'a demandé si j'étais sûre que je prenais celui là, parce que ça n'avait pas l'air d'un livre qu'on lit à seize ans. Mais je lui ai dit que si, et j'ai eu ce livre.
C'était le troisième tome de "Ca", un des best seller de Stephen King.
De retour à notre appartement de location, dans la chaise longue sur la terrase, j'ai dévoré ce bouquin. Alors que je n'y comprenais rien, que je n'identifiais pas les personnages, qu'ils parlaient de chose que je n'avais pas lu et que je ne ressituais pas, je l'ai dévoré. Il m'a laissé un goût étrange, vu que je n'y ai pas compris grand chose, mais il m'a surtout donné envie de lire les autres, de lire du Stephen King, parce que j'étais soufflée, hypnotisée par son écriture. Encore aujourd'hui, il reste un de mes auteurs préférés, et surtout celui dont l'écriture m'impressionne particulièrement, et à laquelle je me réfère, comme un maître. Et je suis sûre qu'il aimerait cette histoire.
Allez savoir pourquoi, à la caisse de ce petit supermarché, je me suis souvenue de tout ça. Parce qu'aujourd'hui, je suis de ceux qui vivent dans ces bleds paumés, où on regarde passere la vie, où on la passe, tranquillement. Comme un clin d'oeil. Je me retrouve un peu au même endroit, le genre d'endroit que King affectionne d'ailleurs, des années plus loin, comme une évidence. Comme si le plus important dans ma vie devait être là, dans ce bout du monde.
Je suis retournée à ma voiture avec mes courses, et sur la place du passager, le petit sac contenant les livres achetés à la librairie juste avant dans l'après midi s'était ouvert, les livres avaient glissés. J'ai eu un sourire en avisant la permière couverture.
Parce que le jour où ma mère m'avait demandé si j'étais sûre que je voulais ce livre, je lui avais dit que oui, parce que j'avais lu tous ceux que j'avais emmené en vacances. Il m'en fallait un nouveau, et j'aimais ce genre de livre bizarre. En fait, je venais juste de découvrir que j'adorais ce genre de littérature. Je venais de dévorer en seulement quelques jours la trilogie du Manitou, de Graham Masterton, un autre de mes auteurs fétiches. J'avais lu ces livres si vite - bien plus vite que je ne lavais prévu - que je me retrouvais dépourvue, sans lecture, et que donc un peu en désespoir de cause j'avais demandé à piocher parmi cet étalage miteux d'un petit magasin paumé, pour tenter de trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Ce que j'y ai trouvé à changer ma façon de voir la lecture, et surtout l'écriture.
Et tout à l'heure, sur le siège du passager, trônait "Le diable en gris", de Graham Masterton.
Pour le coup, j'ai l'impression d'être exactement où je dois être.
Des fois y'a des clins d'oeil qui trompent pas.
Oh maîtresse...
Catégorie: Petits Bonheurs
Cet après-midi, j'ai pris la voiture et je suis allée faire mes petites affaires en ville. J'ai été d'abord à la banque, pour y déposer des chèques et voir comment faire pour transférer mon compte dans cette agence, et puis ensuite j'ai été à la poste acheter des timbres. Et puis en revenant à la voiture, je passe devant une librairie, alors je me dis pourquoi pas!
Je rentre, je flâne, et j'en ressors presque qu'une heure plus tard avec deux bouquins et un agenda. Et je vous le donne en mille, une maîtresse qui décompresse, qui a envie de passer une bonne année avec ses élèves l'année prochaine en oubliant les affres de la direction, ça achète quoi comme agenda? Ben ça achète ça...

Et je suis morte de rire - en le parcourant bien sûr - mais surtout en pensant au commentaire des mes élèves à la rentrée!
"Oh maîtresse... quand même..."
15.07.08
Survivance
Catégorie: Bright Side
On y pensait depuis longtemps, depuis si longtemps qu’à force, on avait oublié depuis quand, et même pourquoi. On y pensait depuis longtemps, depuis si longtemps, qu’on n’y pensait plus. Avec la force des noyés, on s’était accroché à cette idée, fixe, fixe comme un horizon en feu. Fixe comme les rails qui le suivent. On s’était accroché à cette idée, aveuglément, jusqu’au sang, jusqu’à en avoir mal, on y pensait depuis si longtemps qu’elle nous transperçait, qu’elle faisait partie de nous. On en avait parlé, avec tellement de mots, tellement de soirs, on en avait parlé comme coulent les rivières, sans début et sans fin, juste dans le prolongement, emportés que nous étions par elle. On en avait parlé jusqu’à en avoir le goût dans la bouche, jusqu’à en avoir plein les yeux sans en avoir jamais rien vu. Mais on y pensait depuis si longtemps, depuis si longtemps qu’à force, elle était devenue notre souffle. Depuis si longtemps qu’on avait oublié depuis quand, et même pourquoi. On y pensait depuis longtemps, souviens toi. Depuis si longtemps que nous n’étions plus vivant que pour elle. Que par elle. Qu’on avait oublié d’y penser. On y pensait depuis si longtemps qu’elle nous rendait vivant. Qu’elle nous gardait vivant. On y pensait depuis longtemps. Et j’y pense encore. Quand je ferme les yeux le soir, elle vient chauffer mon âme. On y pensait depuis longtemps. Souviens toi.
12.07.08
Plancton
Catégorie: Anecdotes
A 6h11 du matin, au lieu de dormir comme j'en meurre d'envie, je fais quoi?
Ben je surveille une enchère sur un célèbre site pour Carotte, qui me l'a gentiment demandé tout à l'heure et qui maintenant doit profondément dormir, lui.
Des fois je suis tarte hein...
Questions bêtes
Catégorie: Interludes
Et bien voilà, il fallait bien que ça arrive, me voilà taguée à mon tour. Merci à Kalolanéa pour ce petit divertissement!
Comme il se doit, je reprends les règles de ce jeu:
1/ Mettre le lien de la personne à l'origine du tag: ben oui c'est juste au dessus quoi!
2/ Mettre le réglement du jeu: c'est exactement ce dont il est question présentement.
3/ Répondre aux questions: dans une seconde...
4/ Taguer 5 - 6 personnes: alors là je garantie rien!
5/ Les avertir sur leur blog: chaque chose en son temps.
Aller, passons au choses sérieuses!
1/ Couleurs préférées: Toutes, mais si je dois vraiment donner une réponse je dirais poétiquement parlant le noir et pratiquement parlant le bleu.
2/ Matières préférées: Euh, à l'école? Ou à porter? Bon visiblement c'est plutôt à porter, donc sans hésiter le coton, je suis une fan des tee-shirt Petit Bateau!
3/ Odeurs préférées: Celle de la terre après la pluie, de l'herbe coupée, et le parfum du lilas.
4/ Gourmandises préférées: Le nougat, tout simplement.
5/ Le style de ma décoration: Un joyeu bric à brac! J'ai horreur des choses trop assorties, je préfère collectionner les objets que je récupère à droite à gauche, qu'ils me tapent dans l'oeil dans un magasin suédois très connu ou que je les récupère dans un grenier quelconque, des objets qui me parlent, et puis les mélanger ensemble de façon harmonieuse, enfin à mon avis!
6/ Ce que j'aime recevoir: Des plantes, des boites, des boules à neige, des cailloux, tout ce que je collectionne, des choses drôles, des choses décalées, originales, de vieilles choses avec leur histoire, enfin pas mal de merdes quoi!
7/ Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout: Les fruits de mer, c'est rédhibitoire.
8/ Trois aliments préférés: Le pain, les tomates, et les bonbons!
9/ Recette favorite: Toutes celles que je ne suis pas obligée de cuisiner!
10/ Boisson de prédilection: Avant c'était le coca-cola, mais je viens d'arrêter (si si!) et en cemoment donc c'est plutôt le sirop de fraise, mais sinon je suis très tisane aussi...
11/ Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai pas encore fait: Ben là y'a le choix... vu que je ne cuisine pas!
12/ Mon meilleur souvenir culinaire: Quand j'étais gamine, la dame qui me gardait et que j'appelais Tatie nous faisait des steacks hachés pour le déjeuner. De vrais steacks hachés de chez le boucher, et une fois dans l'assiette, elle déposait une pointe de beurre par dessus. Et plus de vingt ans après, je me souviens exactement de l'odeur et du goût de ces déjeuners.
14/ Alors maintenant je dois taguer à mon tour, et les heureux élus sont: Mirabelle, Mam'zelle Groseille, et Nhan-Hien chez qui je n'ai pas encore vu passer ce questionnaire!
Sans les petites roues
Catégorie: Roule ma Poule!
Cet après-midi, le fameux petit papier bien plié dans mon porte-feuille au fond de mon sac, j'ai pris la voiture pour la première fois. La première fois toute seule au volant, vraiment maître à bord. Seul maître à bord. Et c'était pas triste.
D'abord le truc à savoir, c'est que j'ai appris à conduire sur une super bagnole toute neuve, bolide moderne qui ronronnait et obéissait au doigt et à l'oeil. Maintenant je conduis la voiture qui appartenait à mon grand-père, qui n'est certes pas une antiquité, mais qui fait son âge, et qui au lieu de ronronner et d'obéir au doigt et à l'oeil préfère râler, crisser, m'oblige à braquer en force et se traîne. Bon je critique pas trop parce que cette titine va me rendre bien service, mais pour le coup, faut s'habituer au changement.
C'est donc un peu crispée - bon d'accord très crispée j'avoue - que je suis partie en virée, direction la petite zone commerciale de notre petit coin de campagne pour acheter des bricoles au magasin de bricolage.
D'abord, il a fallu préparer Touille. Parce que forcément, elle a pas l'habitude de me voir à la place du conducteur, et pour elle, quand nous montons dans une voiture, sa place normale c'est sur mes genoux. Là c'est plus possible. Je lui ai donc installé une couverture à la place du passager, qu'elle comprenne que c'est désormais sa place. Deuxième soucis: elle se borne à vouloir rester debout le nez collé à la fenêtre, et donc dès que je freine, elle s'encastre dans la boite à gant. Si j'avais voulu un chien encastrable, j'aurai pris l'option le jour où je l'ai adopté. La solution, c'est tout bêtement de l'attacher avec la ceinture. Alors bien sûr, je vais avoir l'air maligne à attacher mon chien sur sa petite couverture chaque fois que je vais quelque part, mais en même temps, pas trop le choix si je veux qu'elle reste entière et moi avec!
Une fois toutes les deux bien installées, elle sur sa couverture, moi à mon poste de conduite, nous voilà partie pour l'aventure. Sauf que...
Sauf que je venais à peine de parcourir un ou deux kilomètres que j'ai réalisé que je n'avais pas collé le A sur le pare-brise arrière! Enfer et damnation! Vu comment je conduisais à deux à l'heure en plus, je me suis dit que ça allait être une catastrophe si les autres usagers ne pouvaient pas deviner que j'étais une toute nouvelle conductrice! J'ai donc décidé de faire demi-tour. J'étais sur un petit chemin, et pour pouvoir faire mon demi-tour, j'ai du m'engager dans l'entrée d'un jardin. Sauf que, cette entrée était très en pente, et je me suis retrouvée le nez dans le jardin d'un monsieur visiblement circonspect qui m'a regardé caler trois fois d'affiler avant d'arriver à me sortir de ce guépier et de réussir mon demi-tour. J'ai fait comme si de rien n'était, sauf qu'une fois revenue à la maison, j'avais les jambes qui tremblaient et j'ai bien hésité à repartir!
Finalement je me suis dit que je n'allais pas me dégonfler maintenant! Alors j'ai collé le A et j'y suis retournée. Tout s'est bien passé, si on met à part le fait qu'une voiture de la gendarmerie m'a suivi une bonne partie de mon trajet et que du coup j'étais deux fois plus crispée sur mon siège! Mais j'ai fini par arriver au magasin sans encombre, et même à me garer, après avoir frôler laccident à cause d'une bonne femme qui roulait à contre-sens... sans déconner elle avait eu son permis où celle-là? Je suis descendue de la voiture complètement flappie, un peu sonnée, me demandant si tout le monde autour se rendait compte à quel point je n'étais pas sûre de moi, de mes gestes, à quel point je devais réfléchir à tout ce que je faisais tellement ça n'était pas encore naturel. eJe ne pense pas, les autres s'en fichaient royalement, mais moi j'avais l'impression d'être habillée d'un tutu rose fluo avec des gants de boxe, ou quelque chose comme ça. Du coup, je suis allée droit vers le magasin sans réfléchir, genre tout est normal. Ce n'est qu'une fois rentrée à l'intérieur que j'ai réalisé que je n'étais pas dans le bon magasin. Merde. Je suis ressortie après avoir fait un petit tour, histoire de toujours faire genre tout est normal, et je suis rentrée dans le bon magasin cette fois.
Il m'a fallu très peu de temps pour choisir ce que j'étais venu chercher, mais un temps infini pour me décider à sortir du rayon, à payer, et à retourner à la voiture. Je n'étais plus du tout sûre d'être capable de rentrer chez moi avec cette voiture. Dumoins pas en la conduisant. Je peux la pousser? Pfff arrête, aller du courager. Je me décide, je vais payer. Je suis tellement à côté de la plaque que je donne la mauvaise carte bleue à la caissière. Après avoir tapé mon code, la machine dit: carte périmée. Merde, merde! Elle rigole - la caissière pas la machine hein - je repasse la bonne carte. Impécable. Je me retrouve finalement sur le parking, face à ma voiture. Elle est énorme. Je me sens toute petite. Moi j'ai dix ans, comment je peux conduire ce truc??? Bon je me rassure très vite, je vais rentrer comme je suis venue, y'a pas de raison. surtout qu'en fait j'oublie vite le détail de "je suis morte de peur au volant" parce que je découvre un truc génial: punaise quand on a une voiture et qu'on fait des courses, on a pas besoin de fourrer ses achats dans son sac à dos avant d'enfiler son casque et ses gants! D'abord parce qu'on a pas de sac à dos, on a un joli sac de fille avec des fleurs dessus, ensuite, on a pas besoin de se trimballer avec un gros casque et des gants énormes, et surtout, il suffit d'ouvrir la portière et de poser ses achats sur la banquette!!! Moi je vous le dis, le bonheur tient à pas grand chose.
Je m'assoie donc au volant avec un sourire niais. Je sors du parking un peu plus confiante, mais c'est pas encore ça. Je rentre tranquillement, j'arrive mieux à me concentrer, je fais moins de bêtise qu'à l'aller. Je me retrouve à me garer dans la cour sans même avoir réaliser ce que je viens de faire. Je coupe le contact, je sors la clef. Touille couine pour que je la libère. Je suis épuisée. Mais plutôt fière de moi.
J'ai conduit comme une grande pour la première fois.
Mais là tout de suite je suis pas prête de recommencer!
11.07.08
A comme Ah c'est pas trop tôt!
Catégorie: Evènements
Bon devinez quoi?
Aller je vous donne un indice...

Nom d'un coyote - oui je sais les coyotes n'y sont pour rien dans ces histoires, mais je les aime bien - j'ai mon permis!!!!! J'ai reçu le fameux petit papier qui dit que j'ai le droit de conduire... cette fois dans l'enveloppe il n'y avait que le papier, avec la bonne mention entourée dessus: favorable!
Donc oui...
J'ai enfin mon permis de conduire!!!!
No name
Catégorie: Short Stories
Sans prétention et en passant, une histoire ordinaire?
Trois francs six sous
Catégorie: Galères
Note pour plus tard: ne jamais, jamais, vérifier le solde de mon compte en banque avant d'aller dormir.
Déjà que je fais des cauchemars à cause du permis...
09.07.08
Prudence au volant
Catégorie: Galères
La seconde édition de "je suis pas douée mais je passe quand même mon permis" a eu lieu ce matin et...
Et je pense que cette fois c'est la bonne.
Bon, tant que j'ai pas le petit papier entre les mains j'ai un peu de mal à crier victoire - ouh la menteuse! - mais franchement je n'ai jamais aussi bien conduit, l'inspectrice n'a quasiment fait aucune remarque, elle a même été aimable, et du coup si je l'ai pas, ben franchement sais pas ce qu'il faudra changer.
Enfin bref, c'est une manière de dire que oui, cette fois c'est la bonne.
Mais attendons le papier quand même...
07.07.08
Mausolée
Catégorie: Dark Side
Sur le papier mon ange, tu as laissé des courbes que je connais par cœur. Je feins de t’ignorer, quand tes yeux me poursuivent comme des démons aimables. Je feins de ne pas sentir les vagues à l’intérieur qui déferlent en cadences. Sur le papier tu restes, jeune et beau, lointain passé, lointain avenir que rien n’atteindra. Tu es resté, quand je passe et me fane, ratant tout ce qui nous aurait fait. Sur le papier mon ange tu as laissé nos plus belles promesses, celles qui m’appartiennent et me rendent plus seule, et les secrets qu’on lie aux corps fatigués et qui se défont pendant que tu t’éloignes, que tu m’échappes, tant la vie se résigne, nous éteint. Et ton étreinte, sur le papier mon ange, n’en reste que ces traces, des courbes et des serments que rien ne retient, qui se délient, se défont, au fur à mesure que tes yeux s’imprègnent à l’intérieur comme des brulures sombres. Je feins de t’ignorer, je feins de ne pas croire que nous avons été, que nous sommes, que tu demeures, que tu t’éloignes, que tu me dévores, que nous nous consumons à l’abri du jour, sans que rien ne se voit, puisque nous aurions pu être, puisque nous avons été, puisque nous sommes. Je feins de ne pas sentir mon âme qui se défait, attaché à la tienne, qui s’en va, qui renonce, qui s’en fiche, qui se meure. Mon âme qui est morte. Sur le papier mon ange, tu as laissé des courbes que je connais par cœur. Cadavre rieur. Lointain avenir passé qui n’est jamais venu. Sur le papier mon ange, tu as laissé des courbes qui m’arrachent le cœur. Et que je porte en moi. Comme un tombeau.

Pieta by Michel Angelo
06.07.08
Lettre à l'absent
Catégorie: Poèsie
Parfois tu manques,
Comme le souffle à la vie.
Tu manques en travers,
Tu manques par dedans,
Profond,
Comme des coups de couteaux.
Tu manques.
Parfois tu manques
Comme la terre à la mer,
Tu manques
Comme les battements d’un cœur.
Tu manques.
Partout autour,
Devant,
Parfois tu manques
Comme s’il n’y avait que ça.
Comme le souffle
Comme on se noie.
Tu manques
Comme on cherche,
En vain,
Parfois tu manques,
Comme le jour à nos peurs.
Tu manques
Jusqu’au bout,
Comme on saigne.
Tu manques
Sans fin.
Parfois tu manques
Comme une présence.
Tu manques
Comme le souffle à ma vie.
Parfois tu manques.
Tu me manques.

Mrs Edwards by Philip Riley
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