Critiques de films
31.07.07

Deux toiles pour le prix d'une

Catégorie: Movies

Je suis en train de regarder un reportage sur la reproduction des pingouins, ou des manchots... oui hein je l'ai déjà dit, la télé en plein après-midi au moins de juillet, ça craint. Surtout qu'au lieu de regarder des bêtises, je devrais réviser mon code... oh quel bonheur! Sauf qu'au lieu de ça, je vais parler cinéma et films, ça fait tellement longtemps que j'ai pas fait quelques critiques. Alors en avant pour deux films que j'ai beaucoup aimé ces derniers jours...

133_21526       The punisher de Jonathan Hensleigh

Forcément, fan de comics comme je le suis, fallait bien que tôt ou tard je me décide à visionner ce film! Et je n'en suis pas déçue! Ne cherchez pas de la profondeur dans tout ça, c'est pas de la grande philosophie, mais c'est du très bon cinéma d'action, féroce et plein d'humour. Un justicier désespéré qui, pour une fois et ça nous change, n'a pas de super pouvoir, va se lancer dans une course à la vengeance après un John Travolta qui prend son rôle de méchant très à coeur. Le ryhtme est d'enfer, les personnages sont tous parfaits, le casting aussi, pas de temps morts, pas de longueur, les scènes d'actions sont toutes impressionantes, bref, un vrai bonheur. y'avait longtemps que j'avais pas trouvé un film aussi percutant et drôle, très comics quoi. Un vrai plaisir!

208_42163      A bittersweet life de Kim Jee-woon

Petit bijou du cinéma asiatique, des scènes de combats impressionantes, une histoire cruelle, sanglante, avec une épaisseur psychologique tout en silence comme seuls savent le faire les virtuoses du cinéma made in Asia. Les décors sont beaux, glacés, envoutants, l'ambiance à la fois lourde et iréelle, toujours sur le fil. C'est tout en finesse, en précision, même dans les scènes d'une extrême violence. Le film, et surtout son personnage principal, nous laisse un goût doux amer qui reste agréablement dans la bouche tandis que le générique de fin défile. Les amateurs du genre apprécieront, les autres découvriront.

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08.10.05

Trio Brio

Catégorie: Movies

C'est parce que j'avais pris la décision de résilier ma carte d'abonnement ciné que comme par hasard ben je me mets à y aller de nouveau. Cherchez pas, y'a rien à trouver. Donc comme j'ai un peu de temps ce soir -week end oblige- et que j'ai envie d'en causer, vous aurez trois critiques pour le prix d'une!

Revolver de Guy Ritchie

184432811Attention les yeux c'est du lourd. C'est le genre de film pour lequel y'a deux possibilités: soit on y va avec tous les neurones débranchés et on se prend le truc pleine face, brut de brut et ça vous coiffe direct, soit on y va avec tous les neurones qui ont la dalle, une grosse soif de matière et on avale ça plein coffre pleine poire et ça remplit à ras bord. Inutile de jouer les intellos, plutôt se laisser bluffer par cette partie d'échec schizophrène qui distille son poison sans en avoir l'air. Ca ressemble à la vie ou à un mauvais rêve, on s'accroche et ça nous traîne, on cherche à comprendre en étant pas tout à fait sûr qu'il y ait bien quelque chose là dessous. C'est tellement épais qu'on en garde un goût profond dans la bouche une fois que la lumière se rallume, et l'impression d'avoir pas tout compris. Des sentiments instinctifs qu'on reconnait, qui nous décalquent et nous collent, la condition humaine en quelques coups. On sent bien qu'il y a quelque chose, mais faudrait revoir le film douze fois pour saisir le truc. Reste qu'il fonctionne par onde de choc et qu'elles vous traversent comme des vagues pour faire écho à la partie de nous qui sait sans pouvoir l'expliquer. Un instinct de survie. La soif de l'être. Oubliez les bons et les méchants, c'est hors propos et de toute façon ça n'existe pas. Il n'y a que des situations. Et des retournements de situations. Il n'y a que des hommes. Des hommes et des revolvers. Et ça fait du bien.

Collision de Paul Haggis

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Si vous n'allez voir qu'un film ce mois-ci, ce bijou vaut le détour. Ce film là c'est l'impact à rebours. Un upercut de maître. Un film parfaitement exécuté, comme un opéra tragique, un requiem. Du grand art. Ca commence sur une collision et on se dit que voilà, vu le titre du film, forcément, on a là un des points clefs de l'histoire. Erreur. Ce n'est qu'un symbole. Et quel symbole. La collision est ailleurs, violente, abrupte, et elle nous percute sans qu'on l'ait vu venir. Quand on comprend, quand tout bascule, c'est déjà trop tard. On bascule avec, et on se rend compte que nous aussi on conduisait trop vite. Les acteurs sont tous hallucinants, ne vous laissez pas avoir par certains noms qu'on a trop vite catalogués. Tout le film est un contre emploi, un contre pied. Critique à la fois cinglante et pleine d'un espoir absolument humain. La réalité, implacable. Incroyable. Une démonstration magistrale. De cinéma d'abord, parce que tout passe en douceur, comme sous anesthésie locale. On est assis à l'arrière d'un taxi et on ne se rend pas compte qu'il nous embarque dans le traffic, dans son traffic, et on y va de tête, absolument insouciant. Inconscient. Vraiment, belle démonstration de la nature humaine et de toute sa complexité. Devant la caméra, et dans la salle. Emprise direct sur le spectateur. Nous c'est eux, forcément. Trajectoire parfaitement ajustée. On ne voit rien venir et c'est l'impact. Touché.

Night Watch de Timur Bekmambetov

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Russe? Vous avez dit russe? Exactement oui. J'ai dit russe. J'ai dit russe et je dis да! Quel pied! Ce film c'est un peu comme lire du Dostoyevsky quand on en a marre de Superman. Accrochez vous aux branches, la consistance va vous en foutre un coup. A croire qu'il n'y a aucun mot en russe pour dire manichéen. Et c'est tant mieux! Quand on n'en peut plus des films courrus d'avance qui suivent point par point le manuel du parfait petit blockbuster - genre le héros peut pas mourir vu le montant de son cachet et la taille de son nom sur l'affiche ou encore le sacro saint quota de un bon pour un méchant avec forcément la bataille finale ou le méchant meurt - ben on passe à l'est. Du côté obscure de la force. Ouvrez vos frigos parce que le génie vient du froid. C'est du très bon, ça part dans tous les sens et on en reste baba tellement ça dévisse tous les schémas habituels. C'est jubilatoire. Un univers à découvrir, unique, une identité visuelle et scénaristique. Rien ne résiste au passage de cette tornade démente, décalée. Dense, efficace, différent. Du bon fantastique qui fait fi des bonnes intentions. Tortueux, complexe, tressé serré, le tout en vo. Ambiance. Rien à voir avec les trucs lisses des studios d'hollywood. Ici ça dépasse par tous les côtés, englué dans un décor soviétique qui dégouline et s'émiette et qui sent le souffre, éventré parfois par les pointes capitalistes qui sont comme des anachronismes. On en a du mal à savoir où on est vraiment. Hier ou aujourd'hui. La réalité ou la fiction. Tout est vrai. Rien n'est facile. Y'a une âme là dedans, une vraie qui colle. C'est rare pour un film du genre. Et c'est délicieux.

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05.07.05

A côté

Catégorie: Movies

Hier j'ai été voir Sin City au ciné, un peu à la bourre je vous l'accorde, concours oblige. Enfin bon, la bande annonce m'avait assez accroché il y a quelques semaines de ça pour que je tente le coup. Ca avait l'air d'un film original et puis d'habitude les adaptations de bds sont pas mal réussies.

Sauf que là ça fait l'effet d'une flêche plantée à côté de la cible. Bien plantée, bien droite, mais à côté. Ce film ressemble à un pot pourri d'histoires sans réel début ni fin, un peu comme si on les avait piochée au hasard, une ribambelle de personnages auxquels on a pas le temps de s'attacher, ni de bien comprendre, et puis cette voix off à longueur de plans qui plombe le tout, mangeant l'image pourtant rendue si originale par ce procédé de noir et blanc façon vignette animée vraiment très réussi. Parce que oui, le rendu visuel est impécable et surprenant. Mais la narration et la réalisation sont lentes, dommage. La musique quasi inexistante, remplacée par le vrombissement interminable de la réflexion des personnages. L'action en prend un coup. C'est poussif, plutôt que d'être typique de cette atmosphère si particulière aux films noirs. Au lieu d'assister à une histoire, on l'écoute nous êtres racontée. Soporifique. Les acteurs font ce qu'ils peuvent - jolie brochette d'acteurs soi dit en passant - mais on sent bien que ça prend pas.

Autant dire que pour faire du cinéma, les images ne suffisent pas. Encore faut-il laisser au spectateur la liberté d'en profiter. Bel essai en tout cas, mais au final mieux vaut lire la bd.

Sin City, de Robert Rodriguez et Frank Miller, sorti le 1er juin

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15.03.05

En eau trouble

Catégorie: Movies

Ce matin j'ai été voir La vie aquatique au ciné... j'ai pas aimé, pas vraiment. Je ferai pas de critiques plus avant, j'en suis incapable. Disons juste que j'ai pas accroché. Visiblement y'a des tas de gens qu'ont adoré, moi j'ai plutôt trouvé ça à la fois absurde et abscons. Pas assez déjanté à mon goût, ou trop subtile peut être? Toujours est-il que quelque chose là dedans m'a clairement échappé. Pour cette raison je ne dirais pas que c'était nul, ce n'était pas le cas. C'était spécial. Trop mélangé à mon goût, j'aime bien les choses carrées quand même, un minimum. La bande originale par contre est super. Faut que je la trouve. Et les acteurs sont tous très bien. La réalisation est particulière mais elle a quelque chose de sympa. Ce film est un ofni.

Peut être que c'est le genre de film qu'on trouve super à posteriori - oui ça ressemble à ce genre de film totalement différent qui vous marque sans faire exprès et surtout sans que vous vous en rendiez compte - et que si je le revois je saisirai toute sa dimension. Mais sur le moment, c'est une étrange plongée à vrai dire... et ça laisse plutôt perplexe.

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21.02.05

Au bout du fil, il y a votre voix

Catégorie: Movies

Le Fil de la Vie, réalisé par Anders Ronnow-klarlund

Ce matin donc je suis allée voir Le fil de la vie, film danois entre animation et théâtre, une histoire de marionnettes pour adultes. La bande annonce m'avait plutôt enthousiasmée, mais les bandes annonces faut pas s'y fier comme chacun sait. Parce qu'elle m'avait fait croire qu'il y avait du rythme dans ce film... ouais faut pas rêver on parle de marionnettes, pas de matrix hein. Le rythme ici, c'est plutôt version pépère. Et c'est peut être ce qui me pose le plus de problème.

Pourtant le scénario est classiquement efficace, et l'idée des fils est franchement géniale. Un coup de chapeau aux doubleurs français -aller je les cites parce que vraiment c'est du grand art, chapeau donc à Valérie Siclay, Adeline Chepail, Cédric Dumond, Pascal Renwick, Féodor Atkine, Marc Cassot, Catherine Lafond, Pascal Maffix, Robert Darmel, et j'espère que je n'ai oublié personne- parce que franchement réussir à donner des émotions à des personnages qui n'articulent pas les lèvres... ben faut le faire. Franchement sur le coup au début ça dérange sérieux de les voir cligner des yeux mais pas remuer les lèvres... ça doit être un truc humain ça aussi, comme le fait de pouvoir détecter dès les premiers mois de la vie si un mouvement est humain ou non, vous saviez ça? Oui d'accord je m'égare revenons-en au film... Pour ça aussi -le côté humain des bouts de bois disais-je- chapeau bien sûr aux marionnestites et aux concepteurs des marionnettes. Tout ce petit monde a fait un sacré beau travail, tout simplement. Pour en revenir quand même une seconde aux doubleurs, dès les premières phrases, on comprend qu'on a affaire à de vrais doubleurs, des qui connaissent leurs métiers de comédiens, et pas à des stars recrutées sur le tas pour mieux coller leurs noms sur l'affiche du film... suivez mon regard. Non non, là rien à voir, ça s'articule avec bonheur, c'est juste, c'est chantant. Du travail de pro, que dis-je, d'artistes bien sûr.

Les décors eux sont ceux qu'on peut attendre d'un film du genre, un peu carton pâte mais c'est tellement enfantin et kitch à la fois que c'en est charmant. De belles couleurs surtout, de beaux volumes, ils cadrent bien avec la plastique parfaite des personnages d'ailleurs. Tout l'ensemble est harmonieux, un peu trop lisse peut être. C'est le deuxième soucis. Tout ça est tellement propre, que ça en vient à nuir au propos, une histoire de tolérance et d'union entre toute vie, si j'ai bien suivi. C'est le genre de thème qui fait tout de suite un peu mièvre s'il n'est pas traité avec une minimum de force. Et ce n'est pas le cas du film. Il n'y a pas de force là dedans, ça s'écoule parfaitement pendant une heure et demi, c'est tout.

Alors allez savoir, les auteurs de cet essai ont peut être trop hésité entre un film pour enfant et un conte pour adulte, traitant le scénario d'une manière trop facile pour les un mais trop compliqué pour les autres, et l'esthétique parfaite qui donne un côté gentillet mais un peu artificiel... personnellement j'ai été déçue, je pensais voir là quelque chose de plus poétique que ça ne l'était, de plus différent aussi. Sans doute que je suis pas assez sensible aux marionnettes ou je ne sais quoi, c'est possible aussi.

Trop parfait. Trop simple. Sans doute que c'est là encore une caractéristique humaine, de savoir reconnaître ce qui est humain, magnifiquement imparfait et compliqué en somme. Et ne touche l'humain que ce qui est humain. C'est pour ça que ce qui m'a le plus touché dans ce film, c'est le travail formidable qui est derrière. La précision, la volonté, le savoir-faire, le coeur. Il faut regarder et écouter ce film comme un travail, une oeuvre d'artisants autant que d'artistes, à l'image des doubleurs français.

Et là, c'est tout simplement beau.

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20.12.04

Treize à la douzaine

Catégorie: Movies

Oui je sais en ce moment je fais que ça, vous narguez avec les films que j'ai vu... Mais c'est pour votre bien, pour vous éviter -peut être- d'aller voir un navet, ou sans aller jusque là, un film bof bof. Pour peu que j'ai la prétention de croire que vous tenez un tant soit peu compte de mon avis...

En parlant de film bof bof, ben oui, comme beaucoup de monde j'ai été voir Ocean's Twelve. J'ai pas vu le premier, Ocean's Eleven, alors difficile de comparer. Mais celui là franchement, c'est limite, très limite, ou comment faire un film pour faire plaisir aux acteurs, ou plutôt pour laisser les acteurs se faire plaisir. Parce que si y'a un truc qu'on peut pas enlever au film, c'est qu'ils s'éclatent, la bande des douze, sauf qu'ils sont plus que douze au bout du compte mais c'est pas grâve docteur...

Certains diront que l'intêret du film réside surtout dans le fait de pouvoir avoir Brad Pitt, Georges Clooney, Matt Damon, Vincent Cassell, voir Andy Garcia, dans le même film... pour celles et ceux qui vont au ciné pour manger du beaux gosses, au moins ça fait des économies.

Pour le reste, ben je concluerai en disant que la bande annonce est finalement plus drôle que le film. Sans rire. Et là déjà, c'est beaucoup moins drôle. Le scénario n'est pas si fabuleux même si je n'ai pas vraiment vu venir la fin, n'empêche je suis pas non plus restée scotchée à mon siège. Mais on ne s'ennuie pas, dumoins pas moi, et ce rien que par la jubilation des acteurs... en fait à tout moment on s'attend à les voir éclater de rire et entendre le réalisateur dire "couper" genre rush bonus dvd. Finalement ils n'y a qu'eux qui tiennent le film, et malheureusement c'est pas assez.

A mon humble avis, on en fait tout un foin pour pas grand chose, et y'aura de bien meilleurs films sur les fêtes. Reste que c'est à vous de voir!

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17.12.04

Say cheese bastard!

Catégorie: Movies

Ben oui aujourd'hui deux movies pour le prix d'un! Nan sérieux c'est juste qu'en écrivant sur les truc machin là, j'ai réalisé que j'avais pas fait la critique de Blade Trinity, que j'ai été voir en début de semaine. Ca serait un autre film je me serai peut être pas fendue pour rattraper le coup, mais là, quand même... Je suis une inconditionnelle du genre: si les dessins animés c'est pas mon truc, les histoires de vampires et montres en tout genre par contre, j'en rafole. Et Blade, ben ma foi je suis cliente, malgré les super mauvaises critiques lues sur le net, m'en fout, j'ai adoré les deux premiers, pas de raison que celui là soit plus mauvais.

Qu'on soit bien d'accord, c'est pas le genre de films qui peut prétendre à l'ours d'or à Berlin, ni à un oscar d'ailleurs. C'est assez bête et méchant, efficace à l'hollywoodienne, pas la peine de chercher les subtilités y'en a pas. Le but du jeu c'est de massacrer tout ce qui bouge avec la musique à fond la caisse. Les films comme Blade demande d'avoir un humour auquel, je le reconnais, tout le monde n'est pas sensible. Certes, pris au premier degré tout y parait très ridicule, pour apprécier faut être un adepte -clin d'oeil à ceux qui comprendront- et alors le scénario pas très original n'a plus d'importance, ce n'est qu'un prétexte pour étaler toute une panoplie d'armes démentes, des looks extravagants, faire place net à des combats très animés et permettrent à des personnages manichéens à souhaits de balancer leurs vannes douzième degré. Faut pas de prendre au sérieux, plutôt suivre le mouvement et just enjoy!

Pour finir c'est simple: si vous avez aimé Blade 1 et 2, alors vous devriez passer un bon moment avec Blade Trinity. Si vous aimez les films d'actions, avec des explosions, des poursuites, où ça cartonne dans tous les sens, et que vous n'êtes pas contre l'idée d'y incorporer des vampires, alors vous aimerez sans doute aussi. Moi j'ai adoré, je me suis éclatée, je l'ai même peut être trouvé meilleur que le deuxième. Mais je suis une vraie fan, alors mon avis...

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Les Truc-tibles

Catégorie: Movies

Ce matin je devais aller faire du shopping avec Maman, mais un inprévu de dernière minute à fait que ben non. Alors comme j'étais déjà levée depuis presque une heure et toute prête, je me suis dit qu'un ciné à la place c'était une bonne option. Au programme: Les Indestructibles. Ouais bon c'est un dessin animé et moi je suis pas trop dessins animés au ciné -non d'aileurs je le suis pas du tout le dernier c'était Nemo et j'avais bien failli m'endormir- mais c'est pas grave, il parait qu'il est vraiment bien à tel point que Carotte a dit que j'étais trop nulle de pas aller le voir... En plus c'est le dernier jour d'école avant les vacances, donc la dernière chance de le voir sans être noyée au milieu d'une nuée de marmots. Raison suplémentaire: le vendredi y'a toujours plus de monde au ciné que les autres jours de la semaine, donc si je vais voir ocean twelve qui est sorti juste mercredi, y'aura un paquet de monde dans la salle. Et si je vais à la séance de 11 heures du mat', c'est justement pour être tranquille. Donc en conclusion -oui je sais je réfléchis trop mais le programme était formaté comme ça à la naissance- j'opte pour le dessin animé.

Ce qui fut absolument merveilleux, c'est que j'étais toute seule dans la salle. Une grande salle en plus. Pour un peu, je me serais imaginé en milliardaire réservant une salle entière à sa guise pour être totalement tranquille, la frime quoi. Le film commence, j'enlève mes chaussures... oui à force je suis un peu chez moi au ciné, je fais comme à la maison! 

Au final, malgré tout ce bavardage, il n'y a pas grand chose à dire du film. Je ne me suis pas ennuyée cette fois malgré les deux heures de films, j'ai même ri, certaines mimiques des personnages et certaines réflexions étant assez drôle. Mais le scénario est bien entendu cousu de fil blanc... les bambins sont ils vraiment si lents à la comprenette? Pour faire court c'est un dessin animé sympa et marrant, mais ça casse pas trois pâtes à un volatile. A moins que ce ne soit moi qui soit un peu difficile... je pense quand même que les enfants apprécieront plus que les adultes, exception faite des accros du dessin animé qui sont peut être plus motivé que moi sur cette question!

Le meilleur truc du film c'était quand même d'avoir la salle pour moi toute seule. M'enfin ça, c'était spécial pour moi!

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01.12.04

Du plomb dans l'aile

Catégorie: Movies

Ce matin -si si je me suis levée exprès pour, même que j'avais mis trois réveils pour être sûre de me lever pour de vrai- j'ai donc été au ciné, voir 36 Quai des Orfèvres.

La critique tiendra en peu de chose: on attend tout le film que ça décolle, on a sans cesse l'impression que ça va enfin s'enclencher, et quand le générique de fin arrive ben on a l'air un peu bête parce qu'on attend toujours et encore que ça décolle. Finalement ben ça décolle jamais. C'est un peu lourd. Y'a un truc qui prend pas, et c'est difficile de dire quoi. Les acteurs sont bons mais on a parfois l'impression qu'ils alignent les répliquent avec un peu trop d'application. Le scénario est pas mal trouvé sauf que soit j'ai pas tout compris soit je cherche la petite bête, reste que certaines actions paraissent presque abérantes, comme un truc pas tout à fait bien huilé, et c'en est presque dommage tellement ça aurait pu être terrible.

Bon je vais pas l'assassiner non plus, c'est un film qui est sympa, à mes yeux il est entre le film policier et le film sur la police, tirant sur le drame psychologique peut être... en fait le soucis en sans doute là. Ce film n'a pas vraiment choisi son camp, et le spectateur se retrouve un peu le cul entre deux chaises. Reste que j'ai suivi jusqu'au bout, j'ai passé un pas trop mauvais moment, mais vaut mieux avoir une bonne raison d'y aller -a) vous êtes flic et vous êtes curieux forcément -b) vous adorez Depardieu/Auteuil -c)vous avez envie de vous faire votre propre opinion... en tous les cas, c'est pas non plus un navet, loin de là, donc pourquoi pas si ça vous tente!

En tout cas ce film aura au moins eu l'avantage de me faire lever ce matin.

Et demain je vais voir quoi?

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09.09.04

Hong Kong Star

Catégorie: Movies

Je rentre juste du ciné, j'ai été voir Infernal Affairs, un peu au pif. J'avais pas envie de voir un gros film bien hollywoodien, ou plutôt il n'y avait aucun gros film hollywoodien potable... Catwoman... bof. Donc, ben pourquoi pas me laisser tenter par ce film made in Hong Kong et qui avait des critiques toutes plus bonnes les unes que les autres, que des éloges, alors bon. J'y connais pas grand chose voir rien en cinéma Hong-Kongais, même si je sais qu'il est réputé et qu'il a ses fans... genre Tarantino. Rien que ça, ça veut tout dire. Bon d'accord j'y vais.

Encore une fois c'est une bonne surprise. C'est un très bon thriller, avec un avantage majeur et pas des moindres: c'est pas un film américain. Rien à voir avec de l'anti-américanisme, c'est juste que les films américains ou à la mode américaine sont toujours très efficace, mais toujours un peu pareils, et toujours un peu superficiels. Ils ont compris la recette, nous aussi, et souvent il manque le petit truc en plus, une profondeur. La profondeur et la justesse du détail, c'est la force du cinamé asiatique. Un vrai bonheur. Dans ce film là, Infernal Affairs, tout y est. La subtilité de l'intrigue et la psychologie des personnages, la profondeur du propos alors qu'on est dans un thriller et pas dans un film d'auteur, mais qu'à celà ne tienne la spiritualité est là est là, comme une empreinte en surimpression à l'image de cette citation de bouddha qui ouvre et clos le film, très agréable.

Tout s'enchaine parfaitement, réglé comme du papier à musique... tient la musique aussi, ça nous change des films hollywoodiens. Elle est plus audacieuse que les sempiternels thèmes instrumentaux, quelque chose de plus lyrique, de plus humain.

En fait c'est le sentiment que donne ce film, c'est humain. C'est un bon thriller qui divertit, dépayse des New-York et Los Angeles, et surtout nous donne surtout de l'émotion, complexe, diffuse, subtile, presque envoutant, charmant. C'est sans doute ce qui résume le mieux ce film, comme le cinéma asiatique en général je crois.

Tout ça pour dire que j'ai vraiment aimé, et je reste bluffée par les acteurs, qui sont impressionants par la qualité de leurs jeux et la façon dont ils insufflent de la profondeur à leurs personnages. L'intrigue est imparable, elle se tord et s'enroule comme un serpent, jusqu'au dénouement qu'on n'attend pas, de toute façon on ne s'attend à rien dans ce film, tellement c'est fouillé et bien ficelé, on est pris dans l'action et dans la tension, pas le temps de penser à la suite, on cherche à comprendre ce qui se passe sur le moment, on guette, pas une minute on ne décroche. Le tout est filmé d'une manière magistrale, pas un plan qui soit mauvais, pas un mouvement de caméra qui soit maladroit. Bref...

C'est made in Hong Kong et made in quality. Un seul conseil: laissez vous charmer!

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