Humeurs maussades
13.11.11

Atchoum

Catégorie: Coup de Blues

Comme tous les ans, premiers froids, premières récrées venteuses, premières journées pluvieuses et... premières crèves. Je choppe tout ce qui traîne, inmanquablement.

Résultat: après une semaine difficile entre fièvre, boulot, toux, boulot, phramacie et boulot, et ben j'ai passé mon weekend de 3 jours à me traîner comme une merde, aphone en plus de ça, pour finir sous antibio.

Et forcément là ce soir ça va un peu mieux. Ben oui.

Parce que je bosse demain.

Forcément.

 

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21.06.11

Mauvaise pioche

Catégorie: Coup de Blues

Y'a des soirs où je rentre après une petite mauvaise journée, après des mauvaises nouvelles, après plein de petites contrariétés et où la fatigue achève de m'achever.

Y'a des soirs comme ça où je fais comme tous les soirs, je râle au téléphone, je me lamente, je grogne, je pleurniche sur mon sort.

Y'a des soirs comme ça où quand je raccroche, je culpabilise d'avoir été désagréable, pour pas grand chose finalement, et d'avoir pourri la soirée de quelqu'un d'autre. Toujours la même personne finalement - Maman - puisqu'il n'y a qu'elle que je peux appeler.

Y'a des soirs où en fait, quand j'ouvre la porte, je voudrais juste un câlin. Qu'on me sert fort. C'est tout. Pour oublier tout le reste. Et passer à autre chose. Avec quelqu'un d'autre.

Pas de chance.  

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12.01.11

Burn out

Catégorie: Coup de Blues

Cramée. Carbonisée sur pieds. C'est comme ça que je me sens. Je n'arrive à rien encaisser, plus rien, sans que ce soit la panique immédiate, instantanée. Je suis incapable de relativiser. J'ai l'impression de faire la troisième guerre mondiale, tous les jours. L'intelligence de reconnaître que c'est ridicule. Mais pas la force d'objectiver, de mettre à distance. Je prends tout pleine face, plein coeur, j'esquive ce que je peux mais je le peux de moins en moins.

Je n'ai pas rembauché lundi dernier, ni ce lundi là. Arrêt maladie. Petite bouffée d'oxygène. Toute petite. De quoi me remettre un peu sur pieds, tenter de reprendre un peu le bout de la pelote. Difficilement. A la moindre ombre, à la moindre secousse, je m'abîme dans des angoisses disproportionnées, tordues, et obsessionnelles, comme si la vie toute entière se refermait sur moi. Une envie de fuir. La certitude qu'en plus d'être impossible cela ne servirait à rien.

Le sentiment que quelque chose me dévore, mais je ne sais pas quoi.

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04.10.10

Roue libre

Catégorie: Coup de Blues

Ma voiture est morte. MA VOITURE EST MORTE. Ma voiture est morte...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhh

Ma tuture.

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10.08.09

Cage d'os

Catégorie: Coups de Blues

Je ne dis pas vraiment comme je me sens en ce moment. Je suis raisonnable.

Rien ne sert de hurler, rien ne sert de ruer dans les coins, rien ne sert de pleurer.

Je ne peux pas fuir. Je ne peux rien changer.

Je fais juste au mieux. Et je baîllonne le reste. Tout ce qui voudrait hurler. Tout ce qui me rendrait folle. Tout de ce qui pourrait me dévorer. Je baîllonne.

Il y a tellement de choses emprisonnées là dedans. Comme dans une boîte de chair. Je contiens tout le mal, toute la noirceur, toute la peine. La peur. Je fais comme si de rien n'était, comme si je n'entendais pas le hurlement strident qui me parvient du fond de mon esprit.

C'est comme d'ignorer des fantômes. J'en porte les stigmates, plaies insupportables qui me hantent à leur place.

J'oublie, j'oublie que je ne comprends pas, que je ne sais pas, que je n'y arrive pas, que je ne peux pas fuir, ni changer. Que je suis comme ça. Prisonnière. Condamnée.

J'oublie, et je fais au mieux. Je suis raisonnable.

Et j'oublie que je ne suis qu'une cage d'os.

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19.04.09

Désillusion

Catégorie: Coups de Blues

Souvent j'ai l'impression de ne pas vivre ma vraie vie, de ne pas avoir de vie, mais juste d'attendre, d'attendre que quelque chose se passe, d'attendre que ma vraie vie commence.

Dans ma vraie vie, je suis médecin urgentiste. Je bosse 72h d'affilée mais la seule trace de fatigue sont des cernes à peine visible sous mes yeux pleins de compassion. Je sais garder mon sang froid même avec plein de sang chaud sur les mains, je pose sans cillé des diagnotics regorgeant de mots compliqués dans la fracas de l'agitation des nuits de pleine lune, avec un professionalisme qui fait de moi une légende dans tout l'hopitâl. J'ai quand même parfois des doutes existenciels face à la mort, à la vie, en me remémorant le pauvre patient que je n'ai pas pu sauver, doutes que je soigne en allant danser le tango dans un club à la mode où j'ai une bouteille à mon nom derrière le bar et où tout le monde me connait pour être une remarquable danseuse qui tient l'alcool comme un docker. Mais je ne suis jamais soûle, j'ai juste un peu les yeux qui brillent, et je finis toujours par rentrer en taxi dans mon appart au 12ième étage, parquet en bois exotique et bais vitrée donnant sur les lumières de la ville, vue sur le fleuve dans le fond. Je m'endors toute habillée sans même régler le réveil, et à peine 5 heures plus tard alors que le soleil se lève juste, je franchis la porte des urgences, gobelet de café dans une main et sac de sport dans l'autre, sourire aux lèvres et teint de pêche, et après avoir fait mon footing je suis prête pour prendre une nouvelle garde de 72h tapantes. Ca c'est ma vraie vie.

Dans ma vraie vie, je suis archéologue, spécialiste de tout un tas de civilisations très anciennes, la seule capable même se déchiffrer certaines de leurs langues très anciennes. Je travaille à authentifier divers objets retrouvés dans des fouilles sur lesquelles je me rends à l'occasion, toujours bien accueillie en raison de ma renommée, et qui me font voyager aux quatre coins de la terre. Tous les musées du monde font appel à mon savoir, je m'engueule d'ailleurs régulièrement avec certains conservateurs un peu trop impatients, car étant débordée de demande il y a un temps d'attente avant de pouvoir obtenir mes conclusions et ça, ils ne le comprennent pas. De temps à autre, j'apparais dans quelques inaugurations d'expositions mais surtout je donne des cours et des colloques à des étudiants friants d'anecdotes en tout genre. Je supervise quelques thèses tout en préparant mon prochain chantier de fouilles d'ailleurs sponsorisé par un ami millionnaire qui ne peut rien me refuser. Des tas de cartes, de photos satellites et relevés en tout genres tapissent les murs de mon immense loft amenagé dans les sous-sols d'un grand musée, puisque le conservateur de celui là est aussi un ami qui ne peut rien me refuser. J'ai d'ailleurs la chance de pouvoir décorer les murs de ce charmant petit nid avec quelques unes des oeuvres gardées dans les réserves, notamment une collection de masques africains du plus bel effet au dessus de mon lit. Ca, c'est ma vraie vie.

Dans ma vraie vie, je bosse comme profiler pour le FBI, la CIA, la NASA et j'en passe. Je suis un profiler super doué en psychologie criminelle, mais je suis aussi un médium. C'est pour ça que je suis super importante pour eux, et que je n'interviens que sur des enquêtes prioritaires, sanglantes, tordues, le genre que les médias adorent. J'ai une équipe qui bosse avec moi, enfin pour moi, qui fait tout ce que je dis comme je dis, et j'ai même un super coéquipier chargé de me protéger, des fois qu'un des malades après qui je courre voudrait me faire la peau. Je ne conduis pas, j'ai trop de migraine pour ça. Je me contente de rester derrière mes lunettes noires et de dire que je sens des trucs. Je lis des rapports qu'on ne rédige que pour moi, et je rentre dans la tête des tueurs. On me livre de la bouffe chinoise dans mon bureau en verre dont je ferme toujours les persiennes, ou dans une chambre de motel minable perdue le long de l'autoroute 57 parce que le dernier corps a été retrouvé à 3 kilomètres de là hier. On prend des pincettes quand il faut me contrarier, sinon je peux faire des crises de nerfs effroyables et même des crises de catarsie. Tout le monde est au petit soin, et mon coéquipier dit que je suis une chieuse, mais vachement douée. Ca, c'est ma vraie vie.

Dans ma vraie vie, je dresse des chevaux sauvages. J'ai repris le château familiale dans le nord de l'Ecosse et je maintiens le haras fondé par mon grand-père grâce à mon don inné pour le dressage. Tout le monde s'étonne de me voir monter des chevaux rebels que personne ne peut approcher, mais je suis tenace et je n'ai jamais peur de me faire mal. Je suis une cavalière émérite qui sait du premier coup d'oeil repérer les futurs champions que j'apprivoise avant de les céder à des propriétaires généreux. Mes chevaux courrent sur tous les hippodromes du monde, et on vient de loin pour tenter de m'en acheter, mais je les cède pas à n'importe qui ni à n'importe quel prix. Mes bêtes sont toute ma vie, tout comme ma terre sur laquelle je règne sans partage, imposant mes règles à tout ceux qui vivent alentours. Le château sert de chambre d'hôte durant la saison touristique et je m'amuse toujours de voir des cavaliers maladroits partir pour de gentilles balades tandis que moi je préfère chevaucher au galop le long des falaises abruptes, dans le vent salé de la tempête qui monte. Ca, c'est ma vraie vie.

Dans ma vraie vie, je suis écrivain, un écrivain à succès. J'aligne les best-sellers, depuis le fond de ma superbe maison accrochée dans la forêt au bout d'un chemin de montagne. Dans mon salon les 3 écrans géants projettent en permance des images en vrac, sans le son, trop envahissant. Je préfère écouter les cloches et les bêlements des troupeaux alentour tandis que je tapote mon clavier. Je me chauffe aux bois grâce à un poële d'un autre âge, et je bois des tisanes tout en lisant le fax arrivé de Paris à l'entête de mon éditeur qui m'informent que mon nouveau roman sera traduit en 28 langues et distribués dans autant de pays dans à peine plus de quelques semaines. Je change de chaine et je me vautre dans le vieux canapé en cuir avant de m'attaquer à la lecture du contrat que me propose un réalisateur en vue à hollywood pour une adaptation d'un de mes premiers livres. Je ne donne quasiment pas d'interview, mais je discute régulièrement avec mes fans sur le forum de mon site web officiel. Ils attendant d'ailleurs avec impatience la prochaine nouvelle inédite que je mettrais en ligne gratuitement dans la rubrique "nouveautés". Au mur au dessus du canapé, une toile d'un de mes auteurs de bds préférés, devenu un ami à l'occasion d'un travail collectif pour un livre intitulé "La peur et le rêve", recueils de différentes oeuvres sur le thème de la terreur et des héros en littérature. La toile a été peinte spécialement pour moi, avec une dédicace en bas, et me représente sous les traits d'une super héroine sexy, rien à envier à Wonder Woman ou Lara Croft. Ca, c'est ma vraie vie.

Dans ma vraie vie, je pilote des motos rugissantes, je conduis des cadillacs chromées. Je prends des avions, je dors dans des aéroports, dans des trains. Dans ma vraie vie, je parle à plein de gens au téléphone, dans des langues différentes à chaque fois, et je ris, ou je gueule. Je fais des clins d'oeil, je m'enferme dans des ascenseurs. Dans ma vraie vie, j'allume la radio en plein milieu de la nuit tandis que la pluie arrose Manhatan ou j'ouvre des frigos à moitié vides dans des hôtels de seconde zone. Dans ma vraie vie, je laisse des pourboirs aux serveuses, j'ai des robes de soirées, je connais des chanteurs de jazz et des tatoueurs. Dans ma vraie vie, je suis toujours quelqu'un de bien, quelqu'un de fort, quelqu'un de beau.

Et puis j'éteins la télé, je ferme le livre, je coupe le son du mp3, je me réveille. Et il n'y a plus que le tic-tac de l'horloge de mon salon, mon poisson rouge dans son bocal et mon chien qui dort sous la table basse. Il n'y a plus que moi sur mon canapé. Moi et ma vraie vie, pour de vraie.

Et dans ma vraie vie, je suis juste une instit de campagne qui vit seule, squattant un appart de fortune jamais en ordre, qui n'a que le numéro de sa maman et de son frère dans son répertoire téléphonique, atteinte d'un toc grotesque et d'une incapacité sociale chronique, entêtée et dépensière, et qui a rendez-vous chez le dentiste demain.

Dans la vraie vie, je ne suis personne.

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12.06.08

En un mot...

Catégorie: Coups de Blues

... Raté.

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14.10.07

Ado revival

Catégorie: Coups de Blues

Demain je suis en stage. Cette idée me contrarie tellement qe ça fait une semaine que je la rumine, et ce soir c'est pire encore.

Toute la journée - enfin je me suis levée seulement à 16h tellement je suis motivée - j'ai trainé, avec un look d'étudiante attardée, j'ai vidé des paquets de gâteaux au chocolat, je ne compte même plus les canettes de coca, j'ai vaguement surfé sur le net, téléphoné un peu, poupouné le chien, zappé sans conviction... un dimanche à attendre en somme.

Je me dis que je devrais être une fille normale de 27 ans, qui se serait préparé un petit déj sympa, aurait fait une lessive, bouquiné un peu, regardé un dvd, préparé quelques notes pour son remplaçant, tout ça en écoutant une musique sympa dans une tenue douillette mais coquette du dimanche, façon sex and the city, l'esprit décontracté et léger.

Sauf que ma vie n'a rien d'une série à la mod. Rien non plus d'une vie normale.

Je me désespère.

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04.10.07

Epuisant

Catégorie: Coups de Blues

Y'a des jours comme ça, qui viennent, qui se font, qui se trainent, qui s'en vont. Et on ne les aurait pas vu passer que ça serait pareil.

Courir au ralenti.

Sans fin.

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01.10.07

Personne ne te vois

Catégorie: Coups de Blues

Eteindre la lumière.

Journée tellement merdique que ce soir pour la première fois, j'ai envie de démissioner.

Je regrette d'avoir pris la direction, je regrette de me prendre la tête pour faire bien, je regrette mon ancienne collègue, je regrette de pas avoir passé mon permis à 18 ans, je regrette de détester le téléphone, je regrette d'être associale, je regrette de pas avoir d'amis, je regrette de pas avoir de couilles, je regrette d'avoir l'air d'une éternelle m'en foutiste, et je regrette déjà de devoir me lever demain matin...

Je voudrais juste éteindre la lumière.

Puisque je ne suis personne.

Posté par Eddie à 21:09 - - Commentaires [3] - Permalien [#]