28.07.13

Courir vite ne sert à rien

Catégorie: C'est un détail

Presqu'un mois de vacances déjà écoulé... et je n'ai rien fait. quand je dis rien, c'est vraiment rien. Même pas me balader, ou bouquiner, ou siester... Non, vraiment rien. Ces derniers jours j'ai même atteind le dégré zéro du rien en restant toute la journée à zapper machinalement devant une télé que je ne regarde même pas vraiment. Mon cerveau - et tout mon corps - serait-il en pause? Je me demande. En général dans la vie, je ne fais les choses que sous la contrainte, voire sous une extrême contrainte. Sinon... ben je fais rien. Même pas de loisirs créatifs ou de jardinage, ou d'écriture, ou ... Non, rien.

Quand je pense à la tonne de choses que j'avais prévu - que j'ai toujours l'espoir - d'arriver à abbattre durant cette période estivale si propice à tout ça, je me dis que c'est un gâchis éééééénorme.

Et puis je me souviens que je suis avachie sur la canapé en train de vaguement suivre des yeux des images qui bougent, et que finalement toute l'année j'ai envie de faire ça sans jamais pouvoir le faire, car sous la contrainte...

Alors je repousse de ma pensée cette longue liste de trucs en vrac dans ma tête et je me mets sur off.

Je suis officiellement un loukoum vivant.

Jusqu'à quand...?

Jusqu'à ce que la contrainte me rattrape.

Et merde.

Posté par Eddie à 21:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


17.01.13

S'allonger sur le divan

Catégorie: C'est un détail...

Comment fait-on pour revenir quand on a disparue depuis un moment? Que dire? Comment le dire?

Finalement, le plus simple, je crois, c'est de n'avoir l'air de rien. De faire comme si de rien n'était. Je vais faire ça.

Il y a beaucoup à dire. Beaucoup de choses pas drôles. Je suis aussi ici pour ça. Surtout pour ça je crois.

Mais je ne vais pas tout dire d'un coup. Parce que même si je suis ici pour ça, j'en ai pas vraiment envie.

Besoin. Pas envie.

Je ne sais même pas si cette tentative va mener à quelque chose, survivre à ma fainéantise, à mon pessimisme.

C'est ça le plus dur.

Mais je serai bien bête de pas essayer.

Posté par Eddie à 00:31 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

19.06.11

Et pendant ce temps là...

Catégorie: C'est un détail...

Je suis toujours vivante, débordée mais bien vivante. Les jours s'enchaînent à une vitesse vertigineuse, je n'ai le temps de rien penser et rien faire, ou pas grand chose.

Hier soir notre kermesse a été une catastrophe, en partie à cause du mauvais temps, en partie à cause des mes boulets de collègues. Même si les choses vont mieux avec Madame Mim - d'ailleurs je vais lui trouver un autre surnom car celui là ne lui convient pas vraiment je trouve - les deux autres, à savoir Sid et Piverte, sont vraiment mais vraiment à flinguer sur place. Ils ont enchaîné boulettes sur boulettes, le pire restant quand même de les voir s'activer au ralentis quand moi je grimpais au mur à cause de leurs bourdes en vrac ou de leurs lenteurs chroniques à faire les choses les plus urgentissimes! Le clou de la journé étant quand même le fait que le spectacle des gamins a du être annulé et donc reporté... à l'avant dernier jour de classe. Histoire qu'on en chie jusqu'au bout. Je l'ai dit et redit: cette année est et restera la plus merdique que j'ai eu jusqu'ici dans ma carrière. Et jusqu'au bout hein, s'il vous plait.

Heureusement le reste va un peu mieux: les travaux ont repris dans la maison, avec l'ouverture de la cuisine américaine et le début de la pose du plan de travail dans la cuisine. J'envisage aussi d'ouvrir le mur de la salle de bain au niveau du couloir pour gagner en lumière. J'espère arriver à terminer la cuisine cet été, voire à poser le parquet dans la salle à manger, ce serait le top pour que l'hiver prochain je puisse économiser en chauffage. J'ai également réussi à dégoter un lave-vaisselle - invention la plus incroyable de l'humanité croyez-moi - grâce à Papa et Maman qui sont allés me le récupérer dans un dépot-vente.

Après un passage un peu difficile - une nuit j'ai même cru qu'elle allait mourir dans mes bras - Touille va bien, dumoins aussi bien que peut l'être un vieux chien de bientôt 17 ans. Son traitement me coûte très cher mais je suis contente du résultat, elle est guillerette, bon pied bon oeil, avec un appétit qui en dit long et je peux de nouveau passer des nuits à peu près tranquille à l'écouter ronfler tranquillement, et pas pleurer et halleter de douleur comme c'était le cas y'a encore quelques semaines. Je n'ai aucune idée du temps qui lui reste à passer avec nous, j'essaie de faire en sorte qu'elle soit bien chaque jour, du coup elle est pourrie gâtée! Elle apprécie. J'ai aussi commencé à réfléchir à ce que je ferai après, même si c'est très douloureux.

Je me suis trouvé un passe-temps redoutable: je fabrique des bijoux. Pour moi bien sûr. Dumoins pour le moment. Je m'y suis mise petit à petit, et je commence maintenant à avoir un tour de main et surtout pas mal de matériel. Des perles bien sûr, et puis tout le reste, des apprêts, des breloques, des fermoirs etc... Il faut ça pour laisser libre court à la création. Et même si je vis au milieu de nulle part, je trouve tous mon matos sur internet, c'est simple et pratique. J'ai toujours bavé devant les blogs d'arts créatifs, de couture, de broderie... moi qui suis une quiche en couture, à mon plus grand désespoir! J'aimerai être capable de me faire des robes uniques, des supers sacs et le reste. Mais non. Au moins aujourd'hui je me console en me fabricant mes colliers, bracelets, j'en passe, et sur mesure qui plus est! Et toc!

Voilà quelques nouvelles, en espérant que je pourrai de nouveau en donner dans pas longtemps... à mon avis au ryhtme où vont les choses faudra quand même attendre les vacances hein, dans 2 semaines...

Et c'est le bout du monde vu d'ici!

Posté par Eddie à 01:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31.05.10

N'en jettez plus...

Catégorie: C'est un détail...

Ces derniers temps, plus beaucoup de nouvelles. Pas le temps, ni vraiment l'envie de bloguer. Mais bon, quand même...

En vrac, quelques explications du-pourquoi-du-comment-du-parce-que:

- la kermesse se prépare déjà, et on m'a chargée de m'occuper de la tombola.
- j'ai appris que j'allais avoir un nouveau collègue l'année prochaine.
- j'ai fait opéré Touille de son oeil, on lui a posé une lentille pansement.
- j'ai enchaîné 2 sorties d'une journée coup sur coup avec mes élèves.
- je dois reprendre ça en classe pour parachever le truc.
- mon papa a eu une greffe de moëlle y'a une semaine.
- j'ai appris que j'allais aussi avoir un nouveau directeur l'année prochaine.
- j'ai complété tous les dossiers d'inscription en 6ième.
- j'ai fini de poncer les murs et le plafond de la chambre.
- j'ai appris que finalement ma directrice actuelle restait l'année prochaine.
- je cherche un troisième chien à adopter.
- mon papa est toujours à l'hôpital, maintenant on attend.
- j'ai commencé à enduir les murs de la chambre.
- j'ai rencontré mon nouveau collègue de l'année prochaine.
- mon budget fait la gueule, grave, la faute à la maison, et à Touille.
- j'ai une nouvelle sortie avec mes élèves ce jeudi qui vient.
- j'ai enfin trouvé un artisan pour venir poser mon poële à bois.
- j'ai déjà envie de claquer mon collègue de l'année prochaine.
- mercredi, on opère Touille pour lui enlever son oeil droit.
- j'ai sorti ma garde-robe estivale.
- pour la kermesse, finalement, je me charge aussi des lots, et du repas.

...

J'ai qu'une hâte: être en vacances.

Posté par Eddie à 21:49 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

02.04.10

Poser ses valises

Catégorie: C'est un détail...

Une maison, je peux vous dire que ça occupe. Ca occupe les jambes, ça occupe les mains, ça occupe l'esprit. Une maison ça donne envie de rentrer chez soi. De rester chez soi, de cuisiner, de se regarder un dvd avachi dans le canapé. Une maison ça donne des idées. Des envies. C'est un kaléidoscope de possibilités, un outil d'expression, d'affirmation de soi. Une maison c'est un rempart, un phare. Ca protège, ça grandi, ça tranquilise. Une maison c'est une identité, du travail, c'est une partie de soi. Une maison ça parle, ça vibre. Une maison c'est concret. Ca vous garde. Ca légitime. Une maison c'est un aboutissement et un commencement à la fois. Une maison c'est un monde. C'est une vie.

Et le soulagement immense d'être arrivé quelque part. D'y avoir une place. Sa place.

Chez soi.

Posté par Eddie à 20:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


07.03.10

Hippopodame

Catégorie: C'est un détail...

La féminité est un concept avec lequel j'ai beaucoup de mal. Car la féminité n'est pas l'apanage des femmes, je veux dire par là que certaines femmes ne sont pas féminines. La grâce, l'élégance, la force... la beauté. La nature n'est pas juste. Certaines femmes ne sont vraiment définitivement pas féminines, et quand elles essaient, elles se retrouvent à porter la féminité comme un déguisement. La féminité, à mes yeux, c'est comme un jolie tutu rose, un joli jupon de tulle et de ruban. Mettez le jupon à une tigresse, à une biche, à une renarde, et tout de suite c'est mignon, c'est sexy. Mettez le à une oie, une girafe, un hippopotame, et ça rend beaucoup moins bien. Pourtant c'est le même tutu. C'est juste que la nature est vraiment trop injuste.

Et moi je fais partie des hippopotames qui voudrait bien pouvoir porter le tutu sans être ridicule.

hyacinthhippo2

Posté par Eddie à 01:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18.06.09

Bordel style

Catégorie: C'est un détail...

Touille qui me fait une belle peur ce matin et en a été quitte pour un aller-retour express chez le véto, sans moi. Merci Maman.

Un petit chiot que je vais chercher samedi, une semaine plus tôt que prévu. C'est cool. Mais c'est grave stressant. J'espère qu'il ne va pas trop pleurer sa mère, j'espère qu'avec Touille ça ira, j'espère que ça va pas être trop l'enfer des pipis partout et des levers toute la nuit. Ouais, j'espère...

Un appart en vrac, mais ça, c'est l'habitude. Je vous jure, je crois que y'a quelqu'un qui dérange juste derrière moi. A peine j'ai rangé, que déjà c'est re-le-bordel. C'est pour ça, je suis sûre, y'a quelqu'un qui vit chez moi et que refout le bordel juste quand j'ai fini de mettre de l'ordre. Quoi? Comment ça c'est moi? Merde, je suis schizophrène alors? N'empêche avec le petit chiot qui arrive, ben va falloir ranger, ou je vais me lamenter!

Un compte en banque éradiqué, mais ça, tout pareil que la ligne au dessus. Parce que ouais, c'est comme si y'avait quelqu'un d'autre qui cramait ma carte bleue. A chaque fois que je suis sûre de moi, que je crois avoir des économies, je vérifie le compte et là, pfouit, ben non. Plus rien. Sans déconner, si ça se trouve y'a vraiment quelqu'un qui vit chez moi et qui dépense mon argent... Ouais je sais, c'est moi, vous l'avez déjà dit. J'essayais juste de me convaincre du contraire. M'enfin, je pourrais même pas faire les soldes.

Une collègue qui s'en va, une autre qui arrive, une/un par encore nommé(e) et moi au milieu. La désagréable impression de faire partie des meubles et que tout le monde s'en fout. Que ça bouge dans tous les sens, sauf moi. Moi je suis plantée là. Stoïque. Alors vas-y que ça s'agite et que ça courre d'une école à l'autre, que ça commence à plier bagage, que ça cherche déjà des fichiers pour sa prochaine classe, et moi, ben je regarde bronzer mes orteils. C'est presque aussi excitant que l'herbe qui pousse.

Un toc contre lequel je me bas avec tout un tas de ruses toutes aussi farfelues les unes que les autres... et rien de très efficace pour le moment. Je me dis qu'il vaut mieux en rire que d'en pleurer. Mais je ne désespère pas. A force, je vais bien finir par trouver un ou deux trucs qui marchent, dans le tas. Enfin je me dis ça histoire de penser que je ne me ridiculise pas avec tous ces trucs pour rien. En réalité, j'en ai juste ras le bol. 

Et juste histoire de m'énerver un peu plus, 3 kilos pris en quelques jours. Mais non, la kermesse qui approche ne me stresse absolument pas! Tout ce que j'espère (oh oui j'espère) c'est qu'ils vont disparaitre une fois la kermesse passée. Ou au moins 2 d'entre eux. Et surtout, qu'ils ne vont pas ramener des copains, parce que là ça craindrait grave. Mais je n'y pense, pas, non je n'entends rien, je n'y pense pas, non, qui me parle?

La fin de l'année, c'est l'enfer.

Posté par Eddie à 23:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

11.02.09

Sale gosse!

Catégorie: C'est un détail...

Grimper sur le toit de l'école pour régler mon antenne satellite - chahutée par le vent - en passant par la fenêtre des toilettes, sous les yeux agards des élèves encore à la garderie. Entendre ma collègue juste en dessous qui me cherche. Répondre en gueulant que je suis sur le toit. Voir ma collègue reculer pour m'apercevoir, lever un sourcil, m'expliquer son problème. Et au lieu de lui dire "attends je descends", lui tenir conversation assise sur le bord du toit en gueulant pour me faire entendre pendant 5 bonnes minutes sans même réaliser. Maintenant tout le bourg sait que le petit C. a cassé ses lunettes et que personnellement, je ne suis pas assureur...

S'installer dans le canapé, confortablement, se hisser devrais-je dire d'ailleurs, sur une pile de fringues tellement entassées depuis des jours que d'un coup je réalise que tiens c'est marrant je suis à hauteur de la télé! Se contorsionner pour évaluer l'épaisseur de la sous-couche, à vue d'oeil faire un inventaire rapide des constituants - vestes, pulls, ah tiens y'a un bout de mon petit haut fushia qui dépasse, je pouvais le chercher, une chaussette, sa soeur est portée disparue, et un manteau que j'avais totalement oublié. Finalement juger nul l'intérêt à démanteler l'installation. Surtout que le chien a planqué tout un tas de croquettes dans tout ça, et que là tout de suite j'ai absolument pas besoin de ces fringues. Se vautrer dessus de plus belle.

A une heure et demi du matin, décider de peindre le magnifique buffet du salon en vert fluo - parce que le crème je pouvais plus - façon peinture à l'éponge, en imaginant ensuite pouvoir le décorer avec des papillons et des fleurs pour faire la prairie. Aller se coucher avec un buffet à moitié peint en se disant que quand même le vert fluo ça fait mal aux yeux. Se lever le lendemain, se tâter, finalement finir de peindre le bas du buffet pour constater que comme ça il ressemble à un truc qu'on aurait oublié longtemps dans une maison en ruine et qui se serait couvert de mousse. J'ai la flemme de le repeindre. Et puis c'est bizarre d'accord, mais c'est pas forcément si moche. Si si je vous assure!

Attaquer dans la foulée la commode en rose bonbon, parce qu'après tout, le rose c'est bien aussi. Hésiter à faire des pois rouges. Considérer le résultat du buffet. Se dire qu'après tout passé trois heures du matin peut être que ma créativité à des limites et renoncer aux pois. Pour le moment dumoins.

Finir en peignant la cheminée en vert et rouge. Ma créativité a des limites mais des fois je suis têtue. J'avais envie. Je sais que je l'ai déjà dit mais encore une fois j'ai une excuse pour tout ça: le crème, j'en pouvais plus. Sauf que le vert pour la cheminée ça va pas. Va falloir que je trouve une autre couleur qui aille quand même avec le rouge, histoire de limiter les dégats. Jaune fluo? Je plaisante. A moitié.

Ouvrir le frigo à l'heure du dîner, mode radar on - puisque je regarde la roue de la fortune en même temps - aviser la possibilité au choix d'une salade niçoise, de saucisses grillées, d'un steak-frites. Plus d'autres trucs faisables et pas trop mauvais. Calculer le temps que ça me prendrait de préparer un de ces plats. Aviser l'évier plein de vaiselle, la table pleine de trucs, le bordel tout autour. Claquer le frigo et attraper 4 chaussons aux pommes à pleine main avant de retourner se rasseoir devant la télé. Avec un coca bien sûr. 

A deux heures du matin, se lever, ouvrir la fenêtre mais pas les volets, se coller le nez contre le battant et hurler "La chouette, tu vas chanter ailleurs!" avec la conviction de quelqu'un en manque de sommeil. Entendre la chouette faire "yiiiiiip" genre "toi aussi va chanter ailleurs". Ne même pas insister, lui balancer un "ta gueule" histoire d'avoir le dernier mot et de sauver l'honneur quand même, et retourner se coucher. Supporter les yiiip yiiip pendant encore un bon quart d'heure en se disant que si, elle va finir par s'en aller, quand même, elle va pas passer la nuit là, et puis j'ai qu'à pas l'écouter hein, aller je l'écoute pas... putain elle me fait chier là merde!

Faire deux tours de mobylette à fond les gamelles dans la cour de récré en slalomant dans la boue, en manquant se vraquer dans une flaque tellement je suis nulle pour les dérapages, frimer un peu devant le réfectoire en poussant l'accélérateur à fond, et puis retourner devant chez moi et couper le moteur, satisfaite. Rentrer chez moi, aviser mon refflet dans le miroir et se dire que bon, la prochaine fois que je fais du rallye dans la boue, faudra que je pense à mettre autre chose qu'un petit haut rose. Parce que le rose à pois marron, à la base c'est mignon. C'est le côté "moucheté de boue" qui fait tout de suite moins classe.

Installer un magnifique aquarium en plein milieu du salon, à la place d'honneur, et puis acheter tout ce qu'il faut pour, s'en mettre pour une petite fortune en produits, en bateau à moitié coulé que les poissons peuvent visiter et faire la teuf dedans, en plantes, en raclette anti-algues et d'autres trucs délires. Surfer pendant toute une soirée sur tout un tas de sites d'aquariophilie alors que j'ai toujours détesté les poissons. Sauf quand c'est les miens. Là c'est plus drôle. Enfin pour le moment. C'est à dire tant que j'ai pas les poissons.

Etendre le linge sur l'étendeur à linge. Ne jamais le ranger une fois sec. Alors étendre la machine suivante dans toute la maison comme le Petit Poucet semant des cailloux: un pull sur cette chaise, un tee-shirt sur la rembarde de l'escalier, un autre sur le dos du fauteuil, une culotte sur la lampe du salon, une autre accrochée à la poigné de la fenêtre, et les chaussettes en rangs serrés sur le dossier du canapé. Râler juste après que merde, du coup c'est humide quand on s'adosse au canapé. Réinstaller les chaussettes en laissant un espace suffisant au milieu pour pouvoir s'adosser. Comme ça mes chaussettes et moi on peut regarder la roue de la fortune ensemble, toutes installées sur le canapé. Elles adorent.

Ne pas non plus ramasser ce linge une fois sec, le laisser répandu partout, le pousser quand il gène, le déplacer en tas, finir par oublier qu'il est là, et attendre d'en avoir besoin pour se poser la question: "Mais où j'ai mis le tee-shirt bleu déjà? Ah ben il est dans le tas du canapé... merde", tirer dessus pour l'extraire de la sous-couche dans un état douteux et au final se retrouver avec des trucs propres qui n'ont pas vraiment l'air propre. Les sentir pour déterminer l'ampleur des dégats. S'ils sentent encore bon la lessive, je les mets. S'ils sentent autre chose, je les relave et je les remets à sécher quelque part. C'est un cycle infernal.

Entasser tous les trucs à monter au premier étage sur les marches du bas de l'escalier. Ne jamais les monter. Les regarder s'accumuler et s'entasser de plus en plus, devoir enjamber les deux première marches qui ont totalement disparues sous les tas de trucs, continuer à empiler de plus en plus haut, marche après marche, jusque sur les marches du milieu de l'escalier. Se dire que, une fois rendue là, autant finir de monter et aller les ranger direct. C'est vrai ça. Redescendre en les laissant dans l'escalier quand même et en feignant de ne même pas avoir l'idée d'aller jusqu'en haut. Personne ne le saura.

Gueuler sur le chien à la porte de la cuisine en pestant comme une malade face au vent noir de la nuit tombée parce que "Fais chier tu vas te dépêcher de rentrer ouais je me gêle c'est pas possible ce crétin de chien il met toujours trois plombes à pisser à chaque fois"... se retourner en maugréant et voir le chien assis à côté de sa gamelle qui se dit que décidemment maintenant que je parle toute seule dans le vent, c'est que vraiment ça s'arrange pas.

Passer vingt minutes à chercher la télécommande partout, pièce après pièce, comme une idiote frénétique en se disant que c'est con, au moins quand c'est le portable je peux le faire sonner, une télécommande ça sonne pas, bordel, on devrait faire des télécommandes qui sonnent, putain j'étais où en dernier avec, c'était y'a deux minutes je l'avais là, où je l'ai mis merde, en plus faut vraiment que je zappe là parce que Laurence Ferrari elle me rend dingue, faite la taire, putain mais elle est où cette télécommande!!! Ah cool je l'ai trouvée! Elle était dans la douche.

S'amuser à changer la bouche du Monsieur Patate qui trône dans le salon, sur le buffet vert fluo. Et puis lui changer les pieds aussi, et puis ah c'est trop marrant lui mettre les yeux à la place des oreilles! Avec un chapeau de pompier. Ou de policier? Non je préfère de pompier. Mais finalement la bouche ça va pas, faut une autre. Hésiter entre deux, faire des essais. Ah non l'autre elle est mieux. Lever le nez, réaliser que ça fait 20 minutes que je joue avec Monsieur Patate. Coller n'importe quelle bouche à Monsieur Patate et poser Monsieur Patate. Se remettre à corriger le tas de copies de mes élèves.

Et je viens de fêter mes 29 ans.

Posté par Eddie à 01:24 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

05.11.08

Une journée au cirque

Catégorie: C'est un détail...

Plus beaucoup de posts en ce moment et pour cause: mon ordinateur portable - autrement dit mon bébé - a grillé, littéralement, et j'ai été obligée, la mort dans l'âme, de le laisser partir direction l'atelier de réparation de chez Sony. Heureusement que j'ai réussi à sauvé mes données.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, le réseau internet de l'école s'est lui aussi retrouvé en vrac, si bien que j'ai été obligé d'éxumer le vieux modem du fond de le remise et de reconfigurer tout ça pour finalement récupérer une connexion provisoire. Heureusement là aussi.

Mais ça me gonfle, je vous dit pas comment...

Si on rajoute à ça qu'il fait un temps vraiment pourri, que demain c'est la rentrée et que j'ai envie d'y aller comme de me foutre à la baille - et en plus le soir on a conseil d'école, que du bonheur - que je n'ai pas réussi à finir les travaux urgentissime de mon appart, que j'ai vraiment une sale tête en ce moment, que je n'ai même pas rangé les courses d'hier et que je ne sais pas où je vais mettre les meubles que l'on m'a donné et qui encombrent pour le moment le couloir de ma classe, que je n'ai même pas préparer ma journée de demain, qu'il me reste à graver 25 dvds pour la coopérative scolaire, que j'ai oublié de faire tourner le linge pendant toutes les vacances et qu'il trône en un tas énorme, là au milieu de mon salon - et que donc forcément je n'ai rien à me mettre demain, que je n'ai encore rien préparé pour le marché de noël ni pour noël tout court d'ailleurs, que toutes les plantes de mon patio sont mortes et que la chaise longue toujours pas rangée végète au milieu d'une marrée de feuilles mortes, que je suis tout sauf organisée et clairvoyante, et encore moins reposée et sereine...

Ben ça me gonfle, je vous dit pas comment...

Posté par Eddie à 16:17 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

22.09.08

Le bout du tunnel

Catégorie: C'est un détail...

Depuis quelques jours, tout va beaucoup mieux. Il faudra que je revienne là dessus que j'aurai un peu de temps, mais j'aurai peut être envie alors de parler de tout autre chose. De nouveau j'ai des projets, de nouveau je ris, de nouveau je profite, de mes élèves, de mon temps libre, de ma famille. De nouveau des petits plaisirs, des gros bonheurs. De nouveau du temps, et plein de choses sympa à faire. De nouveau une vie, une vraie. Comme ça fait du bien...

Posté par Eddie à 23:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]