Les miennes, et celles des autres aussi
01.02.14

Qu'on me donne l'envie

Catégorie: Anecdotes

Après un long moment de silence, me revoilà, encore. Non je n'ai pas disparue, je me débats juste avec ma vie. Et dans cette bataille, je tente de retrouver le fil de mon écriture, sous toute ses formes. Donc me revoilà. Un énième retour... Mais un retour avec quelques nouveautés cette fois: entre autre je me suis enfin mise à facebook, histoire d'avoir un côté plus réactif, de publier des broutilles, juste comme ça, pour être suivie plus facilement et peut être de gagner plus de lecteurs?...

J'ai presque une sensation de honte quand je dis ça. Comme si ce n'était pas vraiment correcte, comme si c'était vouloir s'approprier des lecteurs, les démarcher comme un vulgaire commercial. Mais si personne ne lit ce que vous écrivez, vous finissez par vous épuiser. Dumoins c'est mon cas. A force, tout ceci n'a plus de sens. Car l'essentiel est bien là: être lu. Quiconque écrit n'a qu'une envie: être lu. Sinon c'est comme parler tout seul. C'est de la folie.

Longtemps j'ai pensé que ça irait de soi, que ça viendrait tout seul, par je ne sais quel miracle du destin. Il semblerait que non. Reste qu'avec tous les moyens dont on dispose aujourd'hui, je serai bien bête de ne pas tenter d'aller chercher mes lecteurs, ailleurs, plus loin. Bien bête de ne pas franchir le pas. Je ne démarche pas, je lance des feuillets à la mer, dans cette immense océan qu'est internet, en espérant que d'autres les prendront dans leurs filets, que d'autres les liront, enfin.

Pour seulement qu'ici je retrouve l'envie d'écrire.

Posté par Eddie à 23:28 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


16.06.13

Légère!

Catégorie: Anecdotes

Ca y est! Je me suis coupée les cheveux! Et toute seule en plus! Donc maintenant ils sont mi-longs... et je me dis que j'aurais du faire ça depuis très longtemps! Comme ma vie capilaire est plus facile au quotidien! ;)

Pour celle que ça intéresse, j'ai utilisé les conseils de cette vidéo très bien faite:

Je me suis aussi coupé une frange effilée, pas si compliqué que ça en fait! Et même si mes collègues sont assez nazes pour avoir juste remarqué que "t'as un truc de changé non?"... les gens qui s'intéressent vraiment à moi on trouvait ça très réussi, me disant que ça me donne l'air plus jeune, et que ça a fait disparaître le visage sévère et triste de vieille fille que j'avais depuis quelques temps. Ce que je trouve aussi d'ailleurs, et j'apprécie de nouveau de me regarder dans la glace!

Pari réussi donc!

Posté par Eddie à 01:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09.06.13

Cro Philo

Catégorie: Anecdotes

Conseil d'un prof de philo à ceux qui passent la future épreuve du bac philo lundi prochain, entendu tout à l'heure pendant un reportage aux infos:

"Eviter les trucs du genre "depuis longtemps les hommes ont cherché à comprendre... " ou "le mal existe depuis toujours" parce que c'est super lourd et en plus c'est faux la plupart du temps.

blanc

Et puis laissez les hommes préhistoriques tranquilles aussi."

 

Fou rire pendant une bonne minute...

 

Posté par Eddie à 21:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22.05.13

Couper les cheveux en 4

Catégorie: Anecdotes

Depuis quelques temps je fais souvent le même rêve: je rêve que je me coupe les cheveux. J'ai eu toute sorte de coiffure dans ma vie, mais ces dernière années j'ai fait l'impasse sur les rendez-vous chez le coiffeur. J'ai donc les cheveux longs, très longs. Et plusieurs choses me donnent envie de les couper: c'est fastidieux à laver et c'est très difficile à coiffer... il existe peu de coiffures sympas et faciles à faire avec des cheveux longs! Et c'est frustrant! Sans parler du démélage qui prend deux plombes! Seulement voilà, mes dernières tentatives de coupes n'étaient pas franchement des réussites, et surtout je trouve les cheveux longs super jolis... d'autant plus que peu de femmes ont vraiment de beaux cheveux longs. C'est assez drôle de voir d'ailleurs que les femmes qui disent avoir les cheveux longs ont souvent les cheveux mi-long finalement, genre aux épaules. Pour ceux qui ne voient pas trop la différence entre vraiment longs ou seulement mi-longs, voici un petite liste de chose qui arrivent à celles qui ont les cheveux longs, voir très longs...

Vous savez que vous avez les cheveux longs quand:

- vous faîtes attention en vous asseyant à votre bureau... pour ne pas vous asseoir dessus!
- vous arrivez à cacher une grosse pince dans votre chignon sans problème.
- vous devez les tresser pour dormir sous peine de manger des cheveux toute la nuit.
- vous vous réveillez régulièrement à moitié étrangler par la-dite tresse...
- quand vous passer une porte, ils restent accrochés à la poignée (et vous faîte la danse virvoltante du aïeaïe en reculant d'un pas pour les décrocher).
- sous la douche, ils se coincent entre vos fesses...
- la question "à qui est ce cheveux là?" ne se pose jamais... on a aucun doute que ce soit un de vos cheveux!
- votre bras n'est pas assez long pour les coiffer jusqu'au bout.
- une fois assis sur le siège du conducteur, vous les coincez une fois sur deux dans la portière.
- vous êtes sur vos gardes aux toilettes, sinon ils prennent un bain dans la cuvette...
- les enfants (en l'occurence mes élèves) vous appelle Raiponce en écarquillant les yeux...
- il vous faut une bouteille entière d'anti-poux pour un seul shampoing.

C'est que du vécu! Et je suis sûre que j'en oublie des tas tellement j'y fais plus attention. Si vous en avez aussi, n'hésitez pas à nous les faire partager! ;) Bref, des cheveux longs ça se coince partout, ça tire, ça s'emmêle... du coup je les porte en chignon la plupart du temps, car toute coiffure un peu originale demande 25 minutes de contorsion dans tous les sens, c'est pas mon genre. M'enfin, je les aime quand même bien mes cheveux... Cette histoire va sans doute me travailler un moment et puis ça passera...

Ou alors je finirai par les couper... en 4! ;)

Posté par Eddie à 23:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

12.01.12

Parcours fléché

Catégorie: Anecdotes

Le truc délirant par grand brouillard, quand on y voit plus à 5 mètres devant- comme aujourd'hui - et surtout de nuit quand je rentre le soir, c'est que j'ai beau connaître la route par coeur, j'ai beau savoir que là, y'a une grande ligne droite, que là on passe les rails de l'ancien chemin de fer, que là y'a un virage à droite, ben je guette la chaussée comme si juste pour rire elle avait décidé de tout mélanger et qu'elle déguainerait le virage à droite à la place de la ligne droite, que les voies de chemin de fer auraient bougé de quelques kilomètres où je sais pas quoi...

Et je suis sûre que ça fait ça à plein de gens.

Des fois on est bizarrement fait quand même.

Posté par Eddie à 23:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


27.07.11

Au voleur!

Catégorie: Anecdotes

La nuit dernière, j'ai eu la peur de ma vie. Je raconte:

2h30 du matin, je venais juste de me coucher, et le sommeil s'emparait lentement de ma petite personne quand soudain, éclats de voix, bruits de glong glong, gling, bang, bruits de pas, tout un rafus quoi... Je bondis de mon lit dans le noir, ne laisse même pas le temps au Petit d'aboyer, je me faufille pour tendre l'oreille à la fenêtre... 2 hommes - 2 voix en tout cas - semblent trafiquer je ne sais quoi chez moi... sont-ils dans le jardin, ou juste devant la maison, je ne sais pas trop... le chien des voisins aboie, un des intrus lui gueule furieux "ta gueule, ta gueule ou je te bouffe le chien"... mon coeur cogne tellement fort que je ne l'entends même plus, je suis passée en mode commando: j'enfile un jean et une veste, et je descends sur la pointe des pieds en quatrième vitesse pour jauger le problème... les mecs font des aller-retours devant la maison, avec toujours de grands éclats de voix, ils semblent être énervés, je distingue des mots comme "salope" et de grognements que je ne comprends pas... pas le choix je décide d'appeler les gendarmes.

A ce stade de notre histoire cher lecteur, je tiens à préciser que sérieux, les gendarmes je les aime bien, que je sais que leur travail est compliqué, et que ce qui va suivre est plus dû au contexte actuel qu'à eux intrinsèquement.

Pendant que dehors j'entends toujours les perturbateurs tourner autour de la maison, le gendarme que j'ai au bout du fil reste lui très, très stoïque, et quand je lui dis que je n'ose pas ouvrir le volet pour vérifier si les intrus sont vraiment dans mon jardin ou pas, sa réponse me laisse totalement démunie: "ah ben va falloir y aller, pour être sûre madame, parce que de toute façon là j'ai personne à vous envoyer"...

Ok. Comment vous dire? Dans le genre ça ou rien c'est pareil... je voudrais les gendarmes. Je précise que cerise sur le gâteau - bon je le savais déjà car des histoires de gendarmes dans le coin, j'en ai entendu pas mal - mais en fait, de mon patelin de campagne, quand on appelle le 17 en pleine nuit, et ben on tombe... à Bordeaux, à 50km d'ici. Je comprends que ce pauvre gendarme ne puisse pas grand chose pour moi, mais franchement, je fais quoi moi avec ça???

Heureusement, le temps que je décrive la situation à ce monsieur, les bruits de va et vient avaient disparu, les intrus s'étaient évaporés, ce que je rapporte au gendarme de garde. Celui-ci me dit que s'ils reviennent, il faut que je rappelle tout de suite sans attendre... Euh pour que vous me disiez sans attendre que vous avez personne pour moi? Super! Je finis par racrocher et me retrouve toute seule dans cette maison silencieuse livrée à tous les cambrioleurs du monde.

Pendant les minutes qui ont suivi, malgré le calme revenu, j'ai cherché à comprendre ce qui s'était passé. A première vu, des ivrognes à l'alcool mauvais, qui avaient sans doute donné des coups de pieds à droite à gauche, en s'apostrophant un peu trop fort. J'ai jetté moultes oeillades par le rideau de la porte d'entrée, sans rien voir d'anormal. Rien de cassé à priori.  A peine avais-je regardé, que je faisais un tour dans la maison, pour revenir à mon point de départ - la porte d'entrée - et re-re-re-rejeter une autre oeillade. Une bonne demli-heure est passée comme ça.

Finalement, le chat des voisin m'a filé un coup de main: il est venu miaulé juste devant ma porte. Ce chat est un gros peureux. S'il miaule devant ma porte, c'es qu'il n'y a persone à la ronde! Je me suis empressée de prendre les clefs, d'ouvrir sans bruit... j'ai jetté une énième oeillade à la ronde... personne. Je suis alors sortie, histoire d'inspecter rapidement les alentours de la maison. Je pensais avoir entendu des bris de verre... mais rien. Pas une trace. Rien de suspect. Dans la foulée, j'ai été faire un tour d'inspection du jardin, là aussi infructueuse, avant de rentrer vite fait me barricader, au cas où les intrus reviendraient.

Mais ils ne sont pas revenus. Je n'ai pas pu aller me coucher avant 5h30 du matin, heure où le dehors commence à se réveiller. Je me demande d'ailleurs encore comment, avec tout le bruit qu'ils ont fait, comment aucun voisin n'a été dérangés! Et je n'avais toujours pas compris de quoi il avait été question: dispute de beuverie, tentative de cambriolage, de vol de voiture, vendalisme?... Allez savoir.

Ce n'est que ce soir que j'ai eu une explication à cette intrusion, en me souvenant que je n'avais pas été prendre mon courrier. J'ai eu un gros noeud dans l'estomac quand en ouvrant la boîte aux lettres, j'ai réalisée qu'elle était à moitié arrachée de son support, que la tôle avait été pliée, de force. Manifestement quelqu'un a tiré dessus comme une bête, en prenant appui debout sur la murette du jardin. La voilà l'explication à tout ce ram-dam qui m'a tant terrorrisée: ils ont tenté de voler ma boîte aux lettres. Quelle bande d'abrutis - quels qu'ils soient.

Moi, je me suis sentie impuissante, prise au piège chez moi, avec des forces de l'ordre qui sont lointaines et tout aussi impuissantes. Aucun moyen de me défendre, même si je sais que la maison est quand même bien vérouillée, c'est quand même hyper terrorrisant d'entendre des gens s'en prendre à votre chez-vous, et de ne pouvoir avoir aucun secours.  

Et là, je m'apprête à aller me coucher, avec une seule question en tête: vont-ils venir finir le travail cette nuit?

Réponse demain.

 

Posté par Eddie à 00:49 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

30.04.11

Gore

Catégorie: Anecdotes

Cette après-midi, j'avais entrepris de déplacer un arbuste d'un coin de mon jardin à un autre. Après avoir extrait l'arbuste de sa terre natale, je m'en vais faire un trou là où j'avais décidé de le transplanter. Peine perdue: après trois coup de pioche, je tombe sur une grosse pierre - parce que mon jardin est un tas de pierres, de tuiles, de trucs remblayés n'importe comment. Et quand je dis une grosse pierre, c'est une belle pierre de construction, de 50cm sur 30, avec 20 bons cm en plus d'épaisseur. Donc j'abdique, pas envie de piocher 2 heures pour l'extraire, j'ai déjà donné quand j'ai creusé le potager au fond du jardin y'a 2 semaines.

J'avise donc un autre endroit du jardin pour replanter mon petit arbuste. Je trouve vite (dans le jardin y'a de quoi faire) et j'entreprends de nouveau de faire un trou à grand coup de pioche. Mais cette fois encore, je trouve de la caillasse, des bouts de tuiles, que j'arrache à la terre, je gratte, je bêche, et d'un coup, je vois une vertèbre.

Une vertèbre. D'une jolie couleur marron-beige. Un peu entaillée par mon coup de pioche, mais une vertèbre quand même. Je gratte un peu plus, et je sors des dents, d'une bonne taille, et une sorte de défense. Le contexte me fait comprendre immédiatement à quel animal j'ai affaire: un cochon - et oui j'ai un ancien parc à cochon dans le jardin, transformé en remise à outils.

N'empêche que là, fatiguée par ma bataille contre la caillasse en plein soleil, j'ai trouvé soudain un peu glauque ces bouts d'os à moitié enfouis, déjà éclatés par mes coups de pioche... J'ai gratté un peu autour, dégageant une colonne vertébrale toute poreuse, comme mitée. Et j'ai préféré arrêté là, imaginant la taille non négligeable du squelette qu'il faudrait exhumé, avec un frisson dans le dos rien qu'en regardant ce bout de colonne vertébrale qui semblait me regarder du fond de sa tombe. J'ai remis la terre par dessus, et j'ai mis fin à ma séance de jardinage.

Ca ne me gêne nullement de savoir qu'il y a un squelette de cochon au fond de mon jardin, mais je me vois mal aller le déterrer de là. Je sais qu'il est mort il y a longtemps et que ce n'était qu'un cochon, n'empêche que dans ma petite tête, les os ne sont pas faits pour être sortis de la terre. Ils vont donc restés là où ils sont.

J'espère que son fantôme ne hante pas mon jardin.

 

Posté par Eddie à 22:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

28.07.10

Cascadeuse

Catégorie: Anecdotes

Quand je rentre chez moi, et puisque j'en ai la possibilité, j'ai pris l'habitude de rentrer ma voiture dans le jardin pour la garer à l'abri des passants, même si ça serait surement plus simple que de la garer juste devant mon portail. Mais comme j'aime bien cette idée que ce qui est à moi est chez moi - je trouve ça plus sécurisant - et bien je rentre la voiture. Comme je n'ai pas de portail électrique, cela implique de se présenter devant le portail, se mettre au point mort avec frein à main, descendre ouvrir les deux batants du portail, remonter dans la voiture, la rentrer, et aller ensuite refermer le portail. Soit. Et quand je sors la voiture pour m'en aller, je procède de même, bien entendu.

Sauf l'autre jour, où comme à mon habitude je sors lentement le museau de la voiture par le portail pour ne surprendre aucun piéton sur le trottoir et je l'avance jusque sur la chaussée, le faisant dépasser juste ce qu'il faut pour que je puisse refermer le portail derrière elle sans trop géner la circulation. Je descends alors de voiture et je me dirige vers le portail... tandis que ma voiture s'en va toute seule! J'ai à peine le temps de réaliser ce qui se passe que je trotine déjà à côté de la voiture qui est en train de traverser tranquillement la voie à double sens. Je clopine et je m'engouffre en vrac par la portière pour me jeter sur le frein. L'espace d'un instant j'ai eu l'impression d'avoir douze jambes toutes entremêlées tellement j'arrivais pas à savoir avec laquelle appuyer sur le frein. Finalement j'ai tiré le frein à main. La voiture a stoppé, surtout qu'elle roulait vraiment très très lentement, mais quand même. Je me suis retrouvée très con, en travers en plein milieu de la route! Heureusement à ce moment là, aucune circulation, ouf! Je me suis retrouvée à passer la marche arrière en vitesse, en m'assurant qu'aucune voiture n'arrivait et surtout que personne ne se marrait de ma connerie sur les trottoirs alentours. Mais non, aucun témoin génant à éliminer. Je me suis alors dépêchée de remettre la voiture cul au portail, l'air de rien.

Sauf que cette fois, avant de descendre pour le fermer, j'ai bien mis le frein à main!

Posté par Eddie à 01:38 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

10.07.10

La piscinette de l'enfer

Catégorie: Anecdotes

Matériel nécessaire:

- une piscinette (3m de diamètre) made in china offerte par mes collègues pour la fin de l'année
- un bon vieux rotofil avec une rallonge de 20 mètres
- un rateau, une binette, des gants de bricolage, un grand bac poubelle
- deux tuyaux d'arrosage et rien pour les raccorder
- un balai, des ciseaux, du méga scotch et un gonfleur
- une bonne dose d'optimisme... ou de crétinisme, à voir

Procédure:

Etape 1: d'abord on commence par désherber le fond du jardin... euh c'est pas juste un carré avec des petites herbes folles hein, nan nan, c'est un mini champs avec des herbes hautes de la taille d'un hobbit (autrement dit plus grandes que moi presque) et des pissenlits géants gros comme des ballons de handball. Bon. On y passe une bonne heure rien que pour couper tout ce qui dépasse, sachant que le rotofil c'est bien, mais pour couper des baobabs en devenir, mieux vaut un sécateur de combat, et des biceps. Enfin bref, après une heure au coupe-coupe dans cette jungle, l'horizon est dégagé. Reste plus qu'à ratisser le massacre. Comptez encore une grosse demi-heure pour ce faire.

Etape 2: après avoir tout ratisser et tasser tout ça bien comme il faut dans le bac poubelle (ou comment faire rentrer l'équivalent de la fôret de Brocéliande dans un seau) on peut attaquer la récolte des morceaux de tuiles, des pierres, des bouts de parpaings, des cailloux, et autres gravas cradingues qui pourraient percer le liner du fond de la piscinette (non je ne vis pas dans une décharge, mais à cette place là avant il y avait une grange que le précédant propriétaire à fait raser et il en reste quelques gravas). C'est un peu comme la pêche aux moules, mais sans la mer et sans les moules. Ah si, j'avais les mouettes juste au dessus qui couinaient comme des folles à cause de l'orage qui montait. Une fois tous les morceaux dégagés, on attrape la binette et on se déterre toutes les souches des baobabs précédemment éradiquer qui dépassent encore de terre, et ça peut paraître anecdotique hein, mais allez biner dans des gravas et on en reparle... au bout d'une bonne heure et quelques ampoules, vous avez un terrain à peu près propre.

Etape 3: il faut maintenant installer le tapis de sol qui acueillera la piscinette... bon en fait j'ai pas les moyens d'acheter le super tapis de sol imprutrécible et tout, donc j'ai recyclé le lino arraché quelques semaines plus tôt dans la cuisine. Avec une belle bâche par dessus, ça devrait faire l'affaire. Sauf que le lino n'est pas à la bonne taille. La bâche non plus. Bienvenue à notre nouveau jeu: je fais un puzzle géant en lino avec mes ciseaux et mon scotch. Une fois le lino aux bonnes dimensions, deuxième partie du jeu: je piétine dessus pour voir si y'a pas de cailloux traîtres tapis dans l'ombre des herbes n'attendant que le bon moment pour surgir entre mes orteils et pourfendre le liner de ma piscinette... Bon en fait y'a pas un caillou, y'en a toute une armée. Je me contorsionne pour aller les récupérer sous le lino et la bâche, je rampe, je tire la langue, je m'escrime dans tous les sens, je finis par retirer tous les cailloux, attends non, y'en a encore un là, merde, attends, si, je l'ai, non, merde... c'est le coin d'un parpaing qui dépasse. Bon ben tant pis il restera là hein. Je fais comme si je l'avais pas vu. Après une heure de gesticulations en tout sens j'en ai marre. Etape suivante. Vite.

Etape 4: défaire la piscinette, l'étirer, la disposer, la centrer sur la bâche, re-l'étirer, re-la-centrer, re-l'étirer, re-la-centrer, re-l'étirer-re-la-centrer-re-l'étirer-re-la-centrer... arg. Ok. Maintenant on fait comme sur la notice écrite en chinois, on gonfle le boudin supérieur. Ouais c'est de la haute technologie. J'appuie comme une vache sur le gonfleur, j'ai l'impression de jouer dans un orchestre bizarre. Le boudin se gonfle. Super. Je pompe, je pompe. Le gonfleur siffle de plus en plus. M'en fous. Je continue vaillement, je veux surtout pas que le voisin d'en face se dise que je suis molle des cuisses. Le gonfleur hurle. Le bondin se gonfle... ah ben non en fait le boudin se dégonfle. C'est quoi ce merdier??? Arrêt d'urgence. Examen minutieux et verdict: le gonfleur est mort, il souffle l'air par tous les trous et pendant ce temps là le boudin se dégonfle gentiment. C'est la version consumériste du tonneau des Danaïdes. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot: je dégaine mon super scotch, j'enrubanne le gonfleur façon blessé de la grande guerre et c'est reparti: je pompe, le boudin se gonfle. Le boudin se gonfle. Le boudin se gonfle. Le gonfleur expire pour de bon dans un sifflement atroce à deux gonflements de la fin. Je me termine le truc à la force de mon petit souffle de mes petits poumons... très bon exercice pour un asthmatique hein. Enfin. Le truc gonflant est finalement gonflé après une bonne heure de gesticulation. Moi je suis échevelée, on dirait une hystérique.

Etape 5: la mise en eau. Miracle. Enfin presque. Parce que je n'ai pas de tuyau d'arrosage assez long pour aller jusqu'à la piscinette. A la place j'ai un vrai tuyau d'arrosage trop court, et un bout de tuyau qui servait à la pompe de mon puits. Je raccorde les deux sans trop de mal parce qu'ils s'emboîtent. Ce détail me fait dire que je ne suis pas tout à fait oublier des dieux dans cette entreprise. Mais impossible de brancher le tuyau sur le robinet du jardin, parce que robinet pas standard (rien n'est strand hein dans cette maison, c'est bicoque-land). Bon ok. Où est mon super scotch??? Deux secondes, trois tours bien serrés, et voilà, le problème est réglé. Attention, j'ouvre le robinet, je guette un quelconque geyser quelque part... mais non, il n'y a qu'un paradisiaque gargouillis dans le fond du jardin. Génial. J'y suis presque.

Etape 6: tandis que la piscinette commence à se remplir gentiment, il faut encore lisser le liner. L'espace d'un instant je me crois dans interville: debout au milieu d'une piscinette à moitié remplie d'eau froide, je fais des grands écarts en tentant de tirer sur un liner hypra glissant... le chien joue vaguement les vachettes. Je me pête pas le coccyx mais c'était bien essayé. Au bout d'un bon quart d'heure, liner en place, 10cm d'eau déjà, et ça ressemble presque au bonheur. Je suis fière de moi. Y'a plus qu'à attendre patiemment maintenant. Je célèbre ça en téléphonant pour annoncer mon exploit et je jubile intérieurement...

Etape 7: je fais nonchalement le tour de la piscinette qui se remplit doucement pendant que je téléphone, c'est trop bien, finalement, si si, ça se remplit, j'ai hâte que ça soit fini et... et j'avise une flaque d'eau sur le flanc... une flaque d'eau!!!! Une fuite!!!! MEEEEEEEEERDE!!!! UNE FUIIIIIITE!!! UNE FUIIIITE!!!!! AAAAAAAAHHHHHINNNNNNNNNIIIIIIIIIII!!!!!!!

Etape 8: après avoir coupé l'eau et relevé le coin de la piscinette à l'aide d'une chaise pour identifier l'origine du problème, après avoir réalisé qu'il y a un petit, un minuscule trou, pas plus gros qu'une tête d'épingle dans le liner de la piscinette, après avoir tenté de le colmater à la colle, avec du scotch et des jurons, se rendre à l'évidence: c'est mort. Tout laisser en plan. Je suis à moitié trempée, totalement ébouriffée, et je me demande à quoi vont servir l'épuisette, la tonne de chlore, la bouée et les frites achetées la veille en prévision des réjouissances... 

Je crois que je vais me prostrer au fond de mon canapé avec.

J'aurai qu'à regarder Thalassa. 

IMG_1446

Posté par Eddie à 01:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

17.01.10

Souffrir pour être belle

Catégorie: Anecdotes

Quel avantage peut-il y avoir à chopper une super gastro fulgurante? Un avantage qui permet de se dire que finalement avoir eu l'estomac au bord des lèvres et les intestins grouillants comme de la vermine pendant 2 jours n'était pas totalement inutile...

Ben j'ai perdu ces 2 fichus kilos qui me collaient depuis quelques mois, et j'ai même retrouvé un ventre ultra-plat!

Et toc!

Posté par Eddie à 16:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]